Les Etats-Unis ont affirmé n'avoir reçu aucune demande officielle du président philippin Rodrigo Duterte de retirer les conseillers militaires américains épaulant l'armée philippine dans le sud de l'archipel, en proie à des rébellions islamistes.
Depuis 2002, des centaines de conseillers américains travaillent sur l'île méridionale de Mindanao à former les militaires philippins. Ces conseillers ont même été jusqu'à 600, mais leur nombre a diminué ces derniers temps.
Une semaine après avoir qualifié Barack Obama de "fils de pute", le bouillant président philippin, connu pour son franc parler et son langage ordurier, a déclaré lundi que les forces spéciales américaines devaient partir.
Son ministre des Affaires étrangères Perfecto Yasay s'est cependant efforcé mardi de déminer ce nouveau début de polémique entre les deux alliés, en laissant entendre que le chef de l'Etat avait en fait à coeur la sécurité des conseillers américains "qui risquaient de prendre des risques non nécessaires".
A Washington, le Pentagone comme le Département d'Etat ont indiqué n'avoir reçu aucune demande officielle de Manille sur le retrait des conseillers.
"Nous continuerons à avoir des consultations avec nos partenaires philippins pour adapter de manière appropriée notre assistance à l'approche adoptée" par les autorités de Manille "quelle qu'elle soit", a déclaré Gary Ross, porte-parole du Pentagone.
Le porte-parole du Département d'Etat John Kirby a également affirmé ne pas être au courant d'une requête officielle du gouvernement philippin.
M. Yasay, qui a chiffré à une centaine le nombre de conseillers américains déployés dans le sud, a confirmé auprès de la chaîne philippine ABS-CBN que les deux alliés n'avaient pas discuté de la demande de M. Duterte.
Les Philippines, dont l'armée est une des plus faibles d'Asie, sont un allié militaire historique de Washington dans la région. Cette relation est d'autant plus importante que Manille et plusieurs capitales régionales ont un contentieux territorial majeur avec Pékin en mer de Chine méridionale.
Or les incidents se sont multipliés entre Manille et Washington depuis l'investiture fin juin de M. Duterte, en raison notamment de la sanglante campagne contre la drogue déclenchée aux Philippines, qui a fait 3.000 morts en un peu plus de deux mois.
Depuis 2002, des centaines de conseillers américains travaillent sur l'île méridionale de Mindanao à former les militaires philippins. Ces conseillers ont même été jusqu'à 600, mais leur nombre a diminué ces derniers temps.
Une semaine après avoir qualifié Barack Obama de "fils de pute", le bouillant président philippin, connu pour son franc parler et son langage ordurier, a déclaré lundi que les forces spéciales américaines devaient partir.Son ministre des Affaires étrangères Perfecto Yasay s'est cependant efforcé mardi de déminer ce nouveau début de polémique...


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