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Branle-bas de combat en France pour sauver un site historique d'Alstom

Le gouvernement français a sonné la mobilisation dimanche après l'annonce par l'équipementier ferroviaire Alstom de son intention d'arrêter la production sur le site de Belfort (est), berceau de l'emblématique train à grande vitesse TGV.

Le président François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls et trois membres du gouvernement participeront lundi matin à une réunion d'urgence sur la situation d'Alstom, fleuron industriel français.
"La méthode employée par Alstom est inacceptable", a tonné dimanche Manuel Valls sur plusieurs médias. Mais, a-t-il ajouté, "nous pouvons encore sauver Alstom, à condition que les dirigeants jouent pleinement leur rôle".

Alstom, dont l'Etat détient 20% des voix au conseil d'administration, a annoncé mercredi l'arrêt de sa production de trains d'ici à 2018 sur le site historique de Belfort, où sont employés actuellement plus de 400 salariés.

Installée depuis 1879 à Belfort, l'entreprise y a produit sa première locomotive à vapeur en 1880, avant de se développer dans les turbines et l'énergie, activité cédée à l'américain General Electric fin 2015 après de longues négociations.
Mais confrontée à une pénurie de commandes, sa direction a décidé de transférer la production de locomotives de Belfort à Reichshoffen, à 200 km au nord, tout en s'engageant à proposer aux salariés d'être transférés sur d'autres sites.

"Imaginez que vous prenez un coup de marteau en plein visage. Voilà comment les gens ont accueilli cette très mauvaise nouvelle", expliquait mercredi un syndicaliste, Pascal Novelin, en soulignant que la plupart des salariés n'étaient pas en mesure de déménager.

A moins de huit mois de l'élection présidentielle, le gouvernement socialiste, mal en point dans les sondages, s'est immédiatement saisi du dossier. Le PDG d'Alstom Henri Poupart-Lafarge avait été convoqué jeudi au ministère de l'Economie où il a été sermonné par le ministre Michel Sapin.

Le gouvernement français a sonné la mobilisation dimanche après l'annonce par l'équipementier ferroviaire Alstom de son intention d'arrêter la production sur le site de Belfort (est), berceau de l'emblématique train à grande vitesse TGV.
Le président François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls et trois membres du gouvernement participeront lundi matin à une réunion d'urgence sur la situation d'Alstom, fleuron industriel français."La méthode employée par Alstom est inacceptable", a tonné dimanche Manuel Valls sur plusieurs médias. Mais, a-t-il ajouté, "nous pouvons encore sauver Alstom, à condition que les dirigeants jouent pleinement leur rôle".
Alstom, dont l'Etat détient 20% des voix au conseil d'administration, a annoncé mercredi l'arrêt de sa production de trains d'ici à 2018 sur le site historique de...