Hugo Shorter. Photo Ani
Défilé diplomatique à Aïn el-Tiné
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a reçu hier à Aïn el-Tiné le nouvel ambassadeur d'Égypte à Beyrouth, Nazih Najjari. La discussion a porté sur la situation locale et régionale.
À l'issue de la rencontre, M. Najjari a fait savoir qu'il a évoqué avec M. Berry « la situation libanaise complexe, que l'Égypte veut contribuer à résoudre, notamment après la visite du ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Chucri, à Beyrouth, il y a deux semaines ». « Nous suivons et comprenons les positions de tous les protagonistes du Liban », a indiqué le diplomate avant de poursuivre : « Nous sommes très concernés par le Liban. Il s'agit d'un pays qui influence la sécurité régionale tout comme cette dernière l'affecte. C'est pour cette raison que nous estimons important de ne pas interrompre le dialogue, pour arriver à des solutions garantissant la stabilité et la sécurité du pays au milieu des remous régionaux. » Le diplomate a également exhorté les protagonistes libanais à préserver les institutions, notamment le gouvernement. « Nous espérons que le Liban sortira de la crise de la vacance présidentielle le plus rapidement possible, conformément à la volonté des Libanais et avec l'aide des pays amis, notamment l'Égypte », a encore dit Nazih Najjari.
M. Berry s'est entretenu aussi avec les ambassadeurs de France à Beyrouth, Emmanuel Bonne, et du Liban au Vatican, Georges Khoury.
Azzi propose de décréter le 14 septembre jour de deuil national
Le ministre du Travail, Sejaan Azzi, a demandé hier au gouvernement de décréter le 14 septembre jour de deuil national, en commémoration de l'assassinat de l'ancien président de la République Bachir Gemayel.
M. Azzi, qui a présenté sa proposition lors de la séance du Conseil des ministres, a souhaité qu'« un décret ordonnant de considérer jour de deuil national le jour où Bachir Gemayel est tombé en martyr obtienne l'approbation des collègues ».
Le ministre du Travail a reconnu que « l'évaluation » du président assassiné par les différentes composantes politiques est « inégale », mais « cette diversité dans l'appréciation ne change en rien l'attribut de martyr » a-t-il estimé.Soulignant l'importance de « ne pas différencier entre les martyrs », M. Azzi a déclaré « avoir perçu auprès des ministres un certain consentement lors de la séance gouvernementale », notant qu'« aucun d'entre eux ne s'est opposé à la proposition, certains suggérant même qu'un tel décret comporte également les noms de René Moawad et Rachid Karamé ». Et d'ajouter : « Le chef du gouvernement, Tammam Salam, a proposé, quant à lui, le nom de Riad Solh (assassiné en 1951 à Amman) », pour l'ajouter à la liste des martyrs dont le souvenir sera célébré si le décret est adopté.
Shorter aux Libanais : Il est temps d'élire un président
L'ambassadeur de Grande-Bretagne à Beyrouth, Hugo Shorter, a estimé hier que le temps était venu pour les Libanais d'élire un chef de l'État de façon indépendante. Dans un communiqué, M. Shorter a souligné qu'il s'agissait d'une question essentielle parce que la vacance présidentielle « affaiblit le modèle de coexistence que représente le Liban dans la région ». « Les protagonistes libanais devraient décider que l'entente des parties externes ne peut et ne devrait pas être essentielle pour trouver une solution à la crise de la vacance présidentielle », souligne-t-il.
Selon le diplomate, « en dépit des efforts déployés par la Grande-Bretagne et les autres puissances concernées, le compromis (régional) pourrait prendre des années. Le Liban peut-il attendre? » « Quand ils laissent aux pays étrangers le soin de décider des dossiers internes, les Libanais fournissent à ces pays l'opportunité de donner la priorité à leurs intérêts au détriment de ceux du Liban », relève-t-il.« Il est temps d'admettre que les tentatives d'assurer un rapprochement des intérêts extérieurs divers et contradictoires au profit d'un seul candidat ont échoué. La Constitution prévoit un mécanisme pour résoudre ce problème : un vote au Parlement pour élire un chef de l'État. Il est temps que le Liban élise un président d'une façon indépendante. Il est temps que le parlement vote. Et c'est l'heure de la deuxième indépendance », conclut Hugo Shorter.
Marwan Abou Fadel reçu par l'UPL
Le secrétaire général du Rassemblement orthodoxe, Marwan Abou Fadel, s'est rendu hier au siège de l'Union pour le Liban (UPL), à Achrafieh, où il s'est entretenu avec son secrétaire général, Massoud Achkar. M. Abou Fadel a exposé les activités du rassemblement sur le double plan chrétien et national. La discussion a également porté sur la situation des chrétiens d'Orient en Irak, en Syrie et au Liban.
Selon un communiqué de l'UPL, les participants ont insisté sur l'importance de l'élaboration d'une loi électorale qui rétablirait l'équilibre entre les composantes de la société libanaise et assurerait la participation de tous à la prise de décision au niveau national.
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a reçu hier à Aïn el-Tiné le nouvel ambassadeur d'Égypte à Beyrouth, Nazih Najjari. La discussion a porté sur la situation locale et régionale.À l'issue de la rencontre, M. Najjari a fait savoir qu'il a évoqué avec M. Berry « la situation libanaise complexe, que l'Égypte veut contribuer à résoudre, notamment après la visite du ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Chucri, à Beyrouth, il y a deux semaines ». « Nous suivons et comprenons les positions de tous les protagonistes du Liban », a indiqué le diplomate avant de poursuivre : « Nous sommes très concernés par le Liban. Il s'agit d'un pays qui influence la sécurité régionale tout comme cette dernière l'affecte. C'est pour cette raison que nous estimons...


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