La ministre des Déplacés, Alice Chaptini. Photo Ani
Alice Chaptini, ministre des Déplacés (proche de l'ancien président Michel Sleiman), dans une interview hier à la Voix du Liban 100,5 : « Les contacts sont en train d'être établis pour rapprocher les points de vue. Je représente la majorité silencieuse qui ne veut pas de surenchère et ne partage guère l'avis du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil. Le pays ne peut pas supporter des secousses supplémentaires, surtout que les raisons du boycottage (par le CPL) du gouvernement ne valent pas la peine de ruiner le pays. Le peuple libanais veut trouver à boire et à manger et que les déchets soient collectés de la rue, plutôt que d'entendre des explications sur le pacte national. »
Ammar Houri, député de Beyrouth et membre du bloc du Futur, à la Voix du Liban 93,3 : « Ce que le CPL fait aujourd'hui est une tentative de gagner des voix électorales. La défense des droits des chrétiens ne peut se faire de cette manière. La séance du Conseil des ministres (hier) était conforme au pacte national puisque quatre ministres maronites y étaient présents. Attention au crime que le CPL est en train de commettre et qui pourrait nous ramener au temps de la guerre civile. J'invite à la reprise du dialogue. »
l Khaled Zahraman, député du Akkar (Futur) à la Radio al-Fajr : « Le Hezbollah est mal à l'aise vis-à-vis de son allié, le CPL. Le parti de Dieu avance actuellement d'un pas mal assuré, entre le choix qui consiste à laisser le gouvernement continuer son travail et celui du CPL qui consiste à boycotter les institutions. J'espère que le CPL va adoucir le ton pour éviter une nouvelle guerre civile. Je pense que le Hezbollah ne va pas accepter totalement les choix de son allié qui risquent de mener le pays à la dérive. »
Le bloc du Hezbollah, dans un communiqué publié hier à l'issue de sa réunion hebdomadaire : « La reprise du dialogue national est une nécessité pour toutes les composantes de la scène politique libanaise. Malgré le fait que nous sommes persuadés de l'importance de la continuation du travail du gouvernement, nous avons demandé le report de la réunion du Conseil des ministres (qui a eu lieu hier) afin de laisser la place aux contacts qui permettront de remettre la situation sur les rails. »
Ibrahim Kanaan, député aouniste du Metn, dans une déclaration hier : « La tenue du Conseil des ministres en notre absence montre qu'il y a une volonté de ne pas laisser les chrétiens participer au gouvernement. Notre prise de position est contestataire. Le pays est à la dérive depuis des années, à l'ombre d'une dette de 100 milliards de dollars, de la corruption et de la crise des déchets. Le choc que nous sommes en train d'effectuer a pour but de nous sortir de la crise. »
Saoud Maoula et Chibli Mallat, membres de Liban humaniste, dans un communiqué publié hier : « Ce qui est dit sur le pacte national est sans fondement quand nous le mettons face aux textes constitutionnels et à l'expérience historique. La Constitution est le texte principal duquel a émané l'accord de Taëf. La solution réside dans l'application de la Constitution. »
Ammar Houri, député de Beyrouth et membre du bloc du Futur, à la Voix du Liban 93,3 : « Ce que le CPL fait aujourd'hui est...

