Tammam Samam en compagnie du ministre du Tourisme, Michel Pharaon.
Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a prôné hier la mise en œuvre d'un mécanisme consensuel, en vue d'un bon fonctionnement du gouvernement.
M. Pharaon, qui s'exprimait au Grand Sérail à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre, Tammam Salam, a affirmé qu'il faut « poursuivre le processus consensuel qui nous a permis de nous maintenir ». Il a estimé dans ce cadre que « les décisions et décrets pris en Conseil des ministres en l'absence ou malgré l'opposition déclarée de deux ou trois composantes sont un déni du consensualisme, quand bien même ils sont conformes à la Constitution et au pacte national ». Le ministre du Tourisme a ainsi fait savoir qu'il participera à la séance gouvernementale d'aujourd'hui, mais qu'il s'en retirera – comme il l'avait fait lors de la dernière réunion du Conseil des ministres – « en cas de débat portant sur un décret qui nécessite la signature du président de la République ». M. Pharaon a encore ajouté qu'il souhaite que « cette séance du cabinet soit reportée afin de préserver le climat consensuel qui a protégé l'institution constitutionnelle gouvernementale dans le passé, lors de moments critiques ». Et d'ajouter : « Le plus important est d'élire un chef de l'État pour se pencher ensuite sur les autres questions constitutionnelles fondamentales. »
Lors du lancement de « la Charte de Beyrouth » et de l'annonce des recommandations du Congrès de la jeunesse pour la paix 2016, qui ont eu lieu au siège du ministère du Tourisme, M. Pharaon s'est par ailleurs exprimé sur la question de la suspension du dialogue, lequel « n'est pas un choix, mais un besoin, un devoir et une volonté ». « Chaque responsable doit contribuer à toute initiative qui soutient le dialogue », a-t-il en outre martelé, appelant à « libaniser les solutions ». Le ministre a estimé que celles-ci « ne peuvent être trouvées sans une poursuite du dialogue », puisque, a-t-il dit, « il n'y a pas de possibilité pour une partie de vaincre l'autre ».
Sur un autre plan, M. Pharaon s'est attardé, dans une déclaration, sur le fait que certains médias ont classé ses récentes prises de position et ses contacts avec diverses parties politiques dans la case du « rapprochement ou (de) l'éloignement avec d'autres parties ». Il a mis l'accent sur son « attachement à des relations solides avec le courant du Futur, sans pour autant appartenir à cette formation », et a en outre souligné que ses liens avec les Forces libanaises sont « stables ». M. Pharaon a également évoqué son ouverture envers le Courant patriotique libre, notamment après l'entente de ce parti avec les FL, dans le cadre d'« une possibilité de remédier à la crise gouvernementale et présidentielle », avant de conclure enfin qu'il possède « une marge de liberté dans le renforcement de la confiance et du dialogue franc et transparent ».

