Le onze libanais sélectionné par Miodrag Radulovi, avant le coup d’envoi de la rencontre.
Après le match nul concédé dans les dernières secondes la semaine dernière face à la Jordanie, la sélection libanaise de football a signé une victoire peu convaincante pour son deuxième match amical de la saison, disputé contre l'Afghanistan dans l'enceinte Rachid Karamé à Tripoli.
Les Libanais, timorés en attaque, fébriles en défense, et qui n'arrivaient quasiment pas à enchaîner trois passes consécutives, et encore moins à se créer une occasion dangereuse digne de ce nom, n'ont pas rassuré leurs supporteurs en remportant une victoire à l'usure face à une équipe beaucoup plus faible, sur le papier du moins.
Parce que sur le terrain, les rouges patinaient sur place pendant toute la première période, et devaient attendre l'heure de jeu pour trouver enfin la faille grâce à Hassan Maatouk qui donnait le tournis sur son adversaire direct sur l'aile gauche avant de déposer un caviar entre les pieds de Hassan Saad « Sonny » ; ce dernier profitait de l'offrande pour débloquer le score, quelques secondes à peine après son entrée sur le terrain.
On pensait que ce but allait aider la sélection des Cèdres à se libérer, mais la condition physique déplorable des joueurs libanais les empêchait d'asseoir leur domination sur le cours de la rencontre. Même l'expulsion prématurée du défenseur Milad Intezar, qui obligeait les Afghans à évoluer à dix joueurs pendant plus de vingt minutes, n'y faisait rien, les attaquants locaux manquant cruellement de mordant et d'efficacité pour pouvoir espérer alourdir la marque.
Un avenir sombre
La délivrance venait encore une fois de Maatouk qui était fauché à l'intérieur de la surface de réparation adverse dans la quatrième minute du temps additionnel.
Le meilleur joueur de la rencontre se faisait justice lui-même et transformait le penalty indiscutable sifflé par l'arbitre, d'un ballon fuyant qui passait juste sous le ventre du portier afghan Azizi, pourtant parti du bon côté.
La prestation fournie par les joueurs libanais contre l'Afghanistan ne présage malheureusement rien de bon pour l'avenir, et le sélectionneur national, Miodrag Radulović, ne dispose plus de beaucoup de temps avant mars 2017, et le début des éliminatoires pour la Coupe d'Asie des nations programmée en 2019 aux Émirats arabes unis.
Cinq ou six mois ne sont pas en effet de trop au Monténégrin pour tenter de résoudre la multitude des problèmes existant, que ce soit sur le plan physique, un mal récurrent frappant de plein fouet tous les joueurs qui paraissent déjà exténués avant même le coup d'envoi du championnat national, au milieu du terrain où le manque d'un créateur fait cruellement défaut, et
surtout chez les attaquants qui, en l'absence d'un
véritable renard des surfaces, peinent à marquer, même contre des équipes supposées (beaucoup) plus faibles.

