Mgr Raï a inauguré hier l’oasis Saint-Maron au jardin des Patriarches.
Chaptini : En finir avec « la mascarade » du blocage
Dans une déclaration qu'elle a faite hier, la ministre des Déplacés, Alice Chaptini, a de nouveau critiqué « la mascarade du blocage » avant de solliciter l'intercession de Mère Teresa « pour qu'elle dégage l'esprit de certains (hommes politiques) dans l'espoir d'un déblocage de la présidentielle ». Elle a estimé que « cette mascarade ne fait qu'envenimer les problèmes auxquels le pays est confronté ». « Certains dossiers doivent être réglés urgemment, comme la crise des déchets », a-t-elle prévenu, avant de commenter les propos tenus par le président de la Chambre Nabih Berry, lors de la 38e commémoration de la disparition de l'imam Moussa Sadr et de ses compagnons, cheikh Mohammad Yaacoub et le journaliste Abbas Badreddine. « Nous espérons qu'il faisait allusion à une application des lois constitutionnelles et qu'il ne s'agit pas de préconditions », a-t-elle dit, en réaffirmant la nécessité d'élire en premier un président de la République. Durant la cérémonie organisée par le mouvement Amal à Tyr, M. Berry avait estimé que « la présidentielle ne suffit pas seule pour protéger les Libanais contre les conflits qui les divisent ». « Nous avons besoin d'un package deal. Arrêtons les manipulations politiques, respectons la Constitution et mettons un terme au blocage des institutions », avait-il dit.
Raï plaide de nouveau pour l'entente
Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a inauguré hier l'oasis Saint-Maron au jardin des Patriarches, une initiative du Conseil supérieur maronite et de la Ligue du patrimoine de Qannoubine. Dans l'allocution qu'il a prononcée durant la cérémonie qui s'est déroulée en présence d'une foule de personnalités, le patriarche a encouragé les responsables politiques à parvenir à une entente susceptible de favoriser un déblocage de tous les dossiers en suspens et d'alléger le poids des difficultés socio-économiques sous lesquelles ploient les Libanais.
Fayad s'en prend au courant du Futur
Dans une allocution qu'il a prononcée lors d'une cérémonie oratoire à Khiam, le député hezbollahi Ali Fayad a accusé le courant du Futur de se poser en obstacle devant l'élaboration d'une nouvelle loi électorale. « Le problème n'est pas Amal, le CPL ou le Hezbollah, mais le courant du Futur, a affirmé M. Fayad. Bien que nous soyons attachés à la proportionnelle, nous sommes restés ouverts au débat dans l'espoir de parvenir à une entente autour d'une formule qui assure une représentation juste et réelle des électeurs. Nous maintenons la même position, mais il faut que la partie adverse renonce à ses calculs sectaires pour ouvrir une brèche favorisant l'élaboration d'une nouvelle loi électorale. »
Safadi appelle Salam à démissionner
Sur son compte Twitter, le député Mohammad Safadi a conseillé au Premier ministre Tammam Salam de démissionner et de « se contenter d'expédier les affaires courantes ». Selon lui, cette démarche « évitera que les questions en rapport avec le pacte national ne lui explosent à la figure ».
Arslane : « Une crise de pouvoir »
Le président du Parti démocratique, Talal Arslane, a dressé un bilan d'échec national sur son compte Twitter. « En définitive, nous n'avons pas réussi à libaniser les échéances. Nous sommes devant une vraie crise de pouvoir », a écrit de député.
Chaar met en garde contre « les aventures »
Le mufti de Tripoli et du Liban-Nord, le cheikh Malek Chaar, a insisté sur la responsabilité de tous dans la protection et le développement du pays. Dans le discours qu'il a prononcé à la cérémonie inaugurale d'une mosquée à Denniyé, le cheikh Chaar a estimé que « les hommes politiques ne sont pas les seuls à se soucier du Liban », avant de mettre en garde contre « les aventures menées au détriment de la sécurité, de la stabilité et de l'avenir du pays ». « Nous avons besoin de sages et de personnes rationnelles et courageuses qui favorisent le droit et l'intérêt national », a-t-il dit, en affirmant soutenir tous les députés dont le comportement s'inscrit dans ce cadre.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef