La Première ministre britannique Theresa May a affirmé hier que l’Inde, le Mexique, la Corée du Sud et Singapour étaient disposés à ouvrir des discussions sur des accords commerciaux avec le Royaume-Uni. Damir Sagolj/Reuters
La Première ministre britannique, Theresa May, prépare activement le terrain pour de futurs accords commerciaux entre le Royaume-Uni post-Brexit et d'autres pays du G20 – au grand dam de la Commission européenne, qui juge ces pourparlers inappropriés tant que Londres continue d'appartenir à l'UE.
La Première ministre britannique, Theresa May, a affirmé hier que l'Inde, le Mexique, la Corée du Sud et Singapour étaient disposés à ouvrir des discussions sur des accords commerciaux avec le Royaume-Uni, qui a décidé en juin de quitter l'UE.
« Les dirigeants de l'Inde, du Mexique, de la Corée du Sud et de Singapour ont dit qu'ils étaient disposés à discuter pour lever les barrières commerciales entre nos pays », a déclaré Mme May lors d'une conférence de presse au terme du sommet du G20 à Hangzhou (est de la Chine).
Elle a également assuré que le ministre australien du Commerce, Steven Ciobo, se rendrait cette semaine à Londres pour « participer à des discussions exploratoires sur le modèle d'un accord commercial avec l'Australie ».
Mme May a réitéré sa volonté de faire de son pays « un leader du commerce international » après sa sortie de l'UE.
La veille, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lui avait rappelé que le Royaume-Uni ne pouvait négocier d'accords commerciaux bilatéraux tant qu'il n'avait quitté pas l'UE, une procédure longue et complexe.
« En ce qui concerne les sujets en relation avec le Brexit (...), je dois dire que la négociation d'accords de libre-échange est une compétence de l'Union européenne, conformément aux traités (...) et nous devons nous y tenir », avait affirmé M. Juncker lors d'une conférence de presse à Hangzhou (est de la Chine), en marge du sommet du G20.
« Je n'aime pas l'idée que des pays membres de l'UE, y compris ceux qui en font encore partie, négocient des accords commerciaux. Il s'agit d'une attribution exclusive de l'Union européenne », a-t-il martelé.
Après la décision britannique de quitter l'UE, Mme May avait indiqué qu'« il n'y aurait pas de second référendum » et qu'elle mettrait en œuvre le Brexit, dont le calendrier reste à définir.
Pour autant, la Première ministre a indiqué qu'elle n'invoquerait pas l'article 50 du traité de Lisbonne, qui lance la procédure de divorce avec l'UE, avant la fin de l'année. Le Royaume-Uni aura ensuite deux ans pour négocier les modalités de son départ, restant en attendant membre de l'Union.
(Source : AFP)

