M. Bou Faour prononçant son discours à l’école officielle al-Manara.
Le ministre de la Santé, Waël Bou Faour (bloc parlementaire de la Rencontre démocratique de Walid Joumblatt), a exhorté hier les ministres du Courant patriotique libre à ne plus boycotter les séances du Conseil des ministres, « seul pouvoir, selon lui, encore en place pour la protection des Libanais ».
M. Bou Faour a lancé cet appel lors d'une cérémonie en l'honneur des nouveaux diplômés de l'école publique al-Manara, à laquelle ont assisté un grand nombre de personnalités politiques et religieuses.
« Au nom de la Rencontre démocratique, je vous invite à revenir sur votre position de boycottage de l'action du Conseil des ministres », a martelé M. Bou Faour, motivant son appel par la nécessité de « maintenir ce dernier bastion des institutions constitutionnelles, dont le pouls bat pour protéger le Liban et les Libanais ».
« Si nous étions réellement en présence d'un État, un président de la République aurait été élu, le gouvernement et le Parlement auraient été réactivés, et toutes les échéances auraient été respectées », a déclaré M. Bou Faour, déplorant que le Premier ministre Tammam Salam « se tient assis sur un bouquet d'épines », du fait de la responsabilité nationale qu'il remplit.
M. Bou Faour a par ailleurs fustigé ceux qui mettent l'accent sur la crise financière que traverse l'ancien Premier ministre Saad Hariri, affirmant qu' « il n'incombe pas de percevoir Saad Hariri sous l'angle financier mais plutôt au niveau de la nécessité nationale qu'il représente pour les Libanais, y compris ses adversaires politiques ».
Le ministre joumblattiste a appelé dans ce cadre à miser sur « la nécessité de préserver la modération face aux dangers ». Cette pondération, a-t-il dit, ne peut se maintenir que « par le biais du partenariat national dont il ne faut exclure aucune partie, notamment celle qui constitue le symbole de la modération » (en allusion à M. Hariri).

