Nico Rosberg (Mercedes) franchissant la ligne d’arrivée en vainqueur, sous le drapeau à damiers, hier à Monza, lors du GP d’Italie. Andrej Isakovic/Pool/AFP
L'Allemand Nico Rosberg (Mercedes), très bien parti en 1re ligne, a remporté le Grand Prix d'Italie de F1, hier à Monza, devant son coéquipier anglais Lewis Hamilton, en pole position, qui a complètement raté son départ.
Rosberg, auteur d'un sans-faute pendant 53 tours, revient à deux points de Hamilton au classement du championnat, grâce à sa 21e victoire en F1, dont 7 cette année, contre 6 pour son rival préféré qui a remporté 4 GP en juillet. « C'est très spécial de gagner ici », a réagi Rosberg, 199 GP au compteur, qui vient de gagner deux fois de suite, en Belgique le dimanche précédent, puis en Italie hier. Il ne s'était jamais imposé à Monza et a été élevé à Monaco, tout près de la frontière italienne.
Hamilton, auteur d'un départ catastrophique, était 6e au premier virage, puis il est remonté jusqu'à la 2e place grâce aux qualités de sa monoplace et à la stratégie audacieuse tentée, en vain, par Ferrari : deux arrêts pour changer de pneus, plus tendres, au lieu d'un seul pour les Flèches d'argent qui ont terminé en pneus mediums, plus résistants.
Le podium a été complété, et l'honneur de la Scuderia sauvé devant des milliers de tifosi, par un autre Allemand, Sebastian Vettel (Ferrari), 3e à 20 secondes de Rosberg, devant son coéquipier finlandais Kimi Räikkönen. « Ça fait deux années de suite que je suis sur le podium et ça fait plaisir, car Ferrari a beaucoup de fans ici. C'est comme si on venait à Monza en famille, et nous avons vraiment une grande famille », a souri Vettel, très heureux de son dimanche devant les principaux responsables de Ferrari, à commencer par le PDG Sergio Marchionne.
La Red Bull de l'Australien Daniel Ricciardo a complété le top 5 de cette course sans grande surprise, menée à un train d'enfer (237 km/h de moyenne) par des Mercedes encore une fois intouchables. C'est la 13e victoire de la marque allemande en 14 manches de 2016, dans la foulée de deux saisons où elle n'avait laissé que des miettes à ses rivales : trois victoires pour Red Bull en 2014 et trois pour Ferrari l'an dernier.
En marge de cette nouvelle démonstration de Mercedes, le paddock de Monza a bruissé tout le week-end de la rumeur d'une vente imminente d'une partie des actions de la F1, par le fonds CVC, au groupe américain Liberty Media, pour plusieurs milliards de dollars. Le premier versement serait prévu demain, selon la presse allemande.
(Source : AFP)
Monza restera au calendrier jusqu'en 2019
L'Autodrome de Monza continuera à accueillir le Grand Prix d'Italie jusqu'en 2019, ont annoncé le promoteur de la F1, Bernie Ecclestone, et le président de l'Automobile Club d'Italie (ACI), Angelo Sticchi Damiani. Ce dernier fut brièvement confronté cette année à la concurrence éventuelle du circuit d'Imola, où se sont disputées 26 éditions du GP de Saint-Marin, de 1981 à 2006. Le grand argentier de la F1 a accordé aux organisateurs italiens une faveur spéciale : un contrat de trois ans, alors qu'il signe en général des contrats de cinq ans, difficiles à rompre. Le rendez-vous de Monza est l'un des piliers du championnat du monde de F1 depuis sa création en 1950.
Vandoorne remplacera Button en 2017 chez McLaren
Le Belge Stoffel Vandoorne, 24 ans, va remplacer en 2017 le Britannique Jenson Button, 36 ans, comme titulaire dans l'écurie McLaren-Honda, a-t-on appris à Monza. L'annonce a été faite par Button lui-même. « J'ai besoin de faire un break, de prendre un congé sabbatique », a dit Button, champion du monde 2009. Cette annonce a été suivie d'un communiqué surprenant de la part de l'écurie anglaise, annonçant « une stratégie innovante à trois pilotes » pour les saisons 2017 et 2018, avec comme titulaires, au début de la saison prochaine, Vandoorne et Fernando Alonso. Le rôle à venir de Button devrait être un mélange de pilote d'essai et d'ambassadeur de l'écurie de Ron Dennis.

