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Moyen Orient et Monde

Le régime assiège à nouveau les quartiers rebelles d’Alep

Syrie

Les négociations russo-américaines dans l'impasse.

OLJ
05/09/2016

Le régime syrien a remporté une victoire hier en assiégeant à nouveau les quartiers rebelles d'Alep au moment où Américains et Russes, qui soutiennent des camps opposés, ne parvenaient pas à trouver un terrain d'entente sur une coopération en Syrie.
Ainsi, au sud d'Alep, « les forces armées (syriennes), en coopération avec leurs alliés, ont pris (dimanche) le contrôle total de la zone des académies militaires et nettoient les dernières poches de terroristes dans le secteur », a affirmé une source militaire citée par la télévision officielle. Le régime syrien désigne comme « terroristes » tous les groupes qui luttent contre lui, qu'ils soient classés comme modérés, islamistes ou jihadistes.
Selon cette même source, cette prise de contrôle a permis de couper la route d'approvisionnement entre le sud de la province d'Alep et les quartiers de la ville contrôlés par les rebelles, ouverte il y a un mois par les insurgés après leur prise du quartier de Ramoussa. Il s'agissait de l'unique route d'approvisionnement de ces quartiers où vivent quelque 250 000 personnes.
« L'armée s'est emparée de l'académie d'artillerie et contrôle désormais les trois écoles militaires (avec l'école de l'armement et l'école technique de l'armée de l'air). Par conséquent, les quartiers est d'Alep sont de nouveau complètement assiégés », a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Ce succès a été rendu possible grâce à des raids massifs de l'aviation russe sur les positions rebelles, selon l'observatoire.
Ancienne capitale économique et deuxième ville du pays, Alep est divisée depuis quatre ans entre quartiers rebelles à l'est et prorégime à l'ouest, et constitue un enjeu majeur du conflit complexe qui déchire la Syrie depuis 2011, dans lequel s'entrechoquent désormais acteurs locaux, régionaux et grandes puissances.
À Alep, le régime a ainsi effacé sa défaite du 6 août. Ce jour-là, les rebelles aidés du Front Fateh el-Cham (ex-Front al-Nosra ayant renoncé à son rattachement à el-Qaëda) avaient chassé les forces loyalistes du sud de la ville et brisé le siège imposé depuis le 17 juillet à leurs quartiers.
Depuis cette date, l'armée syrienne, appuyée par les supplétifs des Forces de défense nationale (FND), des combattants chiites iraniens et du Hezbollah, ainsi que par des frappes de l'aviation russe, n'a eu de cesse de reprendre les positions perdues.

« Les Russes ont reculé »
Ce nouvel épisode dans la bataille d'Alep survient alors que les États-Unis, qui appuient les rebelles, et la Russie, alliée du régime, n'ont pu se mettre d'accord pour réduire la violence qui a fait en cinq ans plus de 290 000 morts et jeté hors de chez elle plus de la moitié de la population.
Washington a accusé Moscou d'avoir « fait marche arrière » sur certains points dans ses négociations sur la Syrie, rendant impossible dans l'immédiat un accord de coopération entre les deux puissances. « Les Russes ont reculé sur des points où nous pensions pourtant nous être mis d'accord, donc nous nous retournons vers nos capitales respectives pour consultation », a déclaré sous le couvert de l'anonymat un haut responsable du département d'État présent au sommet du G20 à Hangzhou (Chine).
Le secrétaire d'État américain John Kerry a expliqué plus tard à la presse qu'il avait certes rencontré « pendant plusieurs heures » hier son homologue russe Sergueï Lavrov, mais sans parvenir à dissiper des divergences persistantes.
Les chefs de la diplomatie des deux États doivent se rencontrer à nouveau ce matin en marge du G20 « pour voir s'il est possible ou non de combler nos divergences et d'arriver à une conclusion sur les points (qui divisent) », a détaillé le secrétaire d'État.
Des experts militaires et diplomates russes et américains avaient récemment poursuivi des discussions marathons à Genève sur une possibilité de parvenir « à une cessation des hostilités large et importante ».
Vendredi, le président russe Vladimir Poutine avait estimé que Moscou et Washington pourraient parvenir « bientôt » à un accord. « Nous avançons petit à petit dans la bonne direction », avait-il déclaré, selon des propos diffusés par le Kremlin. Barack Obama a averti néanmoins que les États-Unis approchaient les discussions sur une nouvelle trêve syrienne avec « une dose de scepticisme », mais que cela « valait le coup d'essayer ».
Enfin, l'armée israélienne a annoncé hier soir avoir ciblé des chars de l'armée syrienne lors d'un raid aérien après la chute d'un obus sur le Golan côté israélien.
(Source : AFP)

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ET LE JURD DE HAMA ET AUTRES... LA CONNIVENCE CONTINUE SON TRAIN SOUS DES TRAITS DE DESACCORDS... MAIS SON BUT C,EST LA STATION DES CHANGEMENTS INEVITABLES RECLAMES DES LE DEBUT PAR LES PREMIERS REBBELLES MASSACRES... ET L,ON PARTIRA !

AIGLEPERçANT

Tiens ! Désert total de réactions.


Est ce parce que cet article n'est pas en prime ??? Ou est ce plutôt qu'on a eu raison de se taire.

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