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Une loi sur les droits de l'Homme en Corée du Nord entre en vigueur au Sud

Une loi visant améliorer la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord est entrée en vigueur dimanche en Corée du Sud, peu après l'annonce par Séoul de l'exécution d'un haut responsable nord-coréen. 

La loi, proposée en 2005 mais restée lettre morte pendant plus d'une décennie en raison de querelles politiques, a des visées modestes. Elle prévoit notamment le financement d'associations civiles de militants et la mise en place d'un service national d'archives pour faire la liste des abus des droits de l'Homme en Corée du Nord. Ces financements pourront concerner les groupes de Nord-Coréens ayant fait défection qui larguent régulièrement au dessus de la frontière des tracts hostiles à Pyongyang, une pratique condamnée avec force par la Corée du Nord.

Le parti Saenuri, formation au pouvoir en Corée du Sud, a estimé que le texte ferait office de "lumière" dans le cadre de la protection "des libertés et des droits des citoyens nord-coréens". "Le gouvernement doit s'atteler à l'urgence des abus des droits de l'Homme dans le Nord et chercher activement les diverses manières d'améliorer la situation, par exemple en publiant une liste des auteurs d'abus", a dit le parti dans un communiqué. Les conservateurs ont longtemps déclaré qu'il fallait nommer les auteurs d'abus mais les plus libéraux estiment qu'une telle politique ne servira qu'à aggraver les tensions et empêcher le dialogue transfrontalier.

Le ministère sud-coréen de l'Unification a annoncé mercredi que le vice-Premier ministre nord-coréen chargé de l'Education, Kim Yong-Jin, avait été exécuté pour avoir manqué de respect au dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un. D'après Séoul, deux autres cadres du régime ont été envoyés en rééducation.

Pyongyang est extrêmement sensible aux accusations concernant la situation des droits de l'Homme, objet d'un rapport accablant en 2014 par une commission d'enquête de l'Onu. Le rapport évoquait des exactions "sans égal dans le monde contemporain".

Une loi visant améliorer la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord est entrée en vigueur dimanche en Corée du Sud, peu après l'annonce par Séoul de l'exécution d'un haut responsable nord-coréen. La loi, proposée en 2005 mais restée lettre morte pendant plus d'une décennie en raison de querelles politiques, a des visées modestes. Elle prévoit notamment le financement d'associations civiles de militants et la mise en place d'un service national d'archives pour faire la liste des abus des droits de l'Homme en Corée du Nord. Ces financements pourront concerner les groupes de Nord-Coréens ayant fait défection qui larguent régulièrement au dessus de la frontière des tracts hostiles à Pyongyang, une pratique condamnée avec force par la Corée du Nord.Le parti Saenuri, formation au pouvoir en Corée du Sud, a...