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Turquie: les ministres des Affaires étrangères de l'UE appellent au dialogue

L'Union européenne doit poursuivre le dialogue avec la Turquie, malgré les tensions après le coup d'Etat avorté en juillet et les purges qui ont suivi, ont affirmé les ministres des Affaires étrangères de l'Union réunis vendredi à Bratislava.

Le ministre slovaque Miroslav Lajcak a regretté la "frustration" qui s'est installée entre les deux parties malgré la condamnation ferme et immédiate de la tentative de coup d'Etat en Turquie.
"La Turquie est un partenaire important et nous devons clarifier entre nous ce que nous voulons de la Turquie et avec la Turquie", a-t-il affirmé, quelques minutes avant l'ouverture d'une réunion informelle avec ses 27 collègues de l'UE.
Les 28 ministres doivent préparer la rencontre prévue samedi avec le ministre turc des Affaires européennes Omer Celik.

M. Lajcak, dont le pays assure la présidence tournante du conseil de l'UE, a insisté qu'il ne serait pas judicieux d'interrompre les négociations d'adhésion avec Ankara.
"Je pense sincèrement que le processus d'adhésion est le meilleur levier de l'UE pour influencer les politiques dans les pays candidats", a-t-il souligné, une opinion partagée par son homologue italien qui a également jugé que ce n'était pas "utile".
"Nous avons une voie de discussions avec la Turquie et nous devrions être très clairs à la fois dans notre soutien aux autorités turques après le putsch raté et dans notre demande de respecter l'état de droit et les droits de l'homme fondamentaux", a expliqué Paolo Gentiloni Silveri.

La Turquie est un élément clé dans la stratégie de l'UE pour endiguer les flux de migrants sur son territoire. Mais les dirigeants turcs ont multiplié les signes d'agacement à l'encontre de l'UE pendant l'été.
Le Premier ministre Binali Yildirim assurait jeudi que son pays n'amenderait pas sa législation antiterroriste, une exigence de l'Union pour exempter les Turcs de visa. Mi-août, le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu accusait l'UE d'"humilier" la Turquie, et conditionnait une nouvelle fois le respect de l'accord migratoire entre les deux parties à la libéralisation des visas.
"Après la réunion de demain (samedi), nous allons pousser à améliorer et normaliser l'atmosphère" entre la Turquie et l'UE, a assuré Miroslav Lajcak.

L'Union européenne doit poursuivre le dialogue avec la Turquie, malgré les tensions après le coup d'Etat avorté en juillet et les purges qui ont suivi, ont affirmé les ministres des Affaires étrangères de l'Union réunis vendredi à Bratislava.
Le ministre slovaque Miroslav Lajcak a regretté la "frustration" qui s'est installée entre les deux parties malgré la condamnation ferme et immédiate de la tentative de coup d'Etat en Turquie."La Turquie est un partenaire important et nous devons clarifier entre nous ce que nous voulons de la Turquie et avec la Turquie", a-t-il affirmé, quelques minutes avant l'ouverture d'une réunion informelle avec ses 27 collègues de l'UE.Les 28 ministres doivent préparer la rencontre prévue samedi avec le ministre turc des Affaires européennes Omer Celik.
M. Lajcak, dont le pays assure la...