L'Etat norvégien, condamné en première instance pour traitement inhumain du tueur Anders Behring Breivik, verra son appel examiné en janvier, ont annoncé vendredi les autorités judiciaires.
Dans un jugement retentissant rendu le 20 avril, le tribunal d'Oslo saisi de ce dossier avait estimé que la Norvège violait la Convention européenne des droits de l'Homme en maintenant Breivik à l'isolement.
L'extrémiste de droite, qui purge une peine de 21 ans de prison pour avoir tué 77 personnes dans un attentat à la bombe et une fusillade en 2011, dispose en prison de trois cellules avec deux douches, de deux téléviseurs, de deux consoles de jeux et d'appareils de gymnastique. Mais il affirme que son isolement nuit à sa santé. L'Etat avait fait appel.
Le deuxième procès devait initialement commencer le 29 novembre, mais l'avocat de Breivik, Øystein Storrvik, avait dit être indisponible car sur une autre affaire à cette date. Le report à janvier a donc été décidé "pour des raisons pratiques", a déclaré à l'AFP la présidente de la Cour d'appel, Mari Fjaertoft Trondsen. Les dates exactes du procès et l'endroit où il se déroulera n'ont pas encore été arrêtés.
"Nous réfléchissons à la prison de Skien", l'établissement où Breivik est actuellement détenu et où le procès en première instance avait eu lieu pour des raisons de sécurité, a-t-elle ajouté.
Le 22 juillet 2011, Behring Breivik, aujourd'hui ouvertement nazi, avait tué huit personnes en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, puis 69 autres en tirant sur les participants à un camp d'été de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utøya.
En première instance, il avait consterné l'audience en exposant une longue liste d'autres griefs, allant du café froid et la nourriture aux restrictions sur ses contacts avec l'extérieur. Condamné pour avoir violé l'article 3 de la Convention interdisant le "traitement humain ou dégradant", l'Etat avait revanche gagné sur un autre point, celui portant sur le droit au respect de la vie privée et au secret de la correspondance, couvert par l'article 8 et également invoqué par Breivik.
Dans un jugement retentissant rendu le 20 avril, le tribunal d'Oslo saisi de ce dossier avait estimé que la Norvège violait la Convention européenne des droits de l'Homme en maintenant Breivik à l'isolement.
L'extrémiste de droite, qui purge une peine de 21 ans de prison pour avoir tué 77 personnes dans un attentat à la bombe et une fusillade en 2011, dispose en prison de trois cellules avec deux douches, de deux téléviseurs, de deux consoles de jeux et d'appareils de gymnastique. Mais il affirme que son isolement nuit à sa santé. L'Etat avait fait appel.
Le deuxième procès devait initialement commencer le 29 novembre, mais...


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