Un Australo-Britannique de 41 ans est détenu depuis trois semaines à Dubaï pour avoir relayé sur les réseaux sociaux, sans l'autorisation officielle requise, un appel aux dons en faveur de réfugiés en Afghanistan, ont déclaré vendredi sa famille et une ONG à l'AFP.
Scott Richards, père de deux enfants, a été arrêté le 28 juillet après avoir recommandé sur Facebook la campagne de financement participatif d'une association caritative américaine en faveur d'un camp de réfugiés près de Kaboul.
Une loi entrée en vigueur l'année dernière aux Emirats arabes unis interdit la promotion d'appels aux dons émanant d'associations caritatives étrangères sans l'aval au préalable du Département des affaires islamiques et des activités de bienfaisance de Dubaï. Les contrevenants s'exposent à des peines allant de deux à douze mois de prison et à une amende allant jusqu'à 100.000 dirhams (24.000 euros).
"C'est un choc pour tout le monde. Je suis certain qu'il ne pensait rien faire d'illégal. Il a juste voulu aider", a dit son frère, Brett Richards, à l'AFP. "Il a travaillé en Afghanistan et a visité ce camp de réfugiés. Il a mentionné l'existence de cette campagne d'aide sur sa page Facebook et en a parlé dans la presse à Dubaï. Apparemment, c'est un crime", s'est-il ému, expliquant que son frère, habitant à Dubaï depuis plusieurs années, avait travaillé en tant que conseiller en développement économique pour le gouvernement afghan.
Rahda Stirling, fondatrice de l'ONG "Detained in Dubai" et amie personnelle de Scott Richards, a dénoncé "une violation des droits de l'Homme". "Il est détenu sans charges depuis trois semaines et a vu sa demande de libération conditionnelle rejetée à trois reprises. Il n'est pas autorisé à parler avec son avocat. Il ne va pas bien. Les conditions de (sa) détention sont horribles", a-t-elle affirmé à l'AFP, ajoutant que Scott Richards avait demandé à être transféré du commissariat de police d'Al Murraqabat vers une vraie prison. "Nous avons travaillé ensemble sur d'autres cas (de détention à Dubaï) et il sait qu'on peut être détenu de manière arbitraire pendant très longtemps. Il craint de rester enfermé au commissariat pendant les douze mois qui viennent. Il est en train de perdre espoir", a encore dit Rahda Stirling.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a dit à l'AFP qu'il prêtait "assistance à un citoyen australo-britannique détenu à Dubaï".
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Un Australo-Britannique détenu à Dubaï pour avoir relayé un appel aux dons
AFP / le 19 août 2016 à 16h34


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