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Liban

Samir Jisr catégorique : La formule Aoun-Hariri n’est pas conforme à la Constitution

Samir Jisr.

Le député Samir Jisr, membre du bloc parlementaire du Futur, a rejeté hier « l'équation selon laquelle Michel Aoun serait élu président contre Saad Hariri à la tête du gouvernement ».
Dans un entretien accordé à la LBC, M. Jisr a exhorté hier les députés à élire sans plus tarder un président de la République et a rappelé que « la crise politique que traverse le pays est le résultat de la non-application littérale et exacte du texte de la Constitution ». Et le député d'ajouter : « L'élection présidentielle est la crise la plus pressante actuellement, et elle devrait donc être résolue en premier, sans remettre sur le devant de la scène d'autres crises afin de la résoudre. »
Selon M. Jisr, « face à l'échéance présidentielle, les députés doivent impérativement se réunir pour élire un président, quel que soit le gagnant, et respecter ainsi la Constitution ». Et quant à la formule « Aoun-Hariri », le député a souligné que « les affaires ne devraient pas être réglées de cette manière, et le texte de la Constitution ne devrait certainement pas être outrepassé de la sorte, d'autant que tous les problèmes auxquels le pays fait face aujourd'hui sont dus au court-circuitage de la Constitution et des institutions ».
Et d'ajouter : « Notre position vis-à-vis de Michel Aoun n'a rien à voir avec le dossier de l'élection présidentielle, mais c'est d'une question de principe. » Le député du bloc du Futur a insisté sur « l'absence de rapport entre la présidentielle et la présidence du gouvernement », et a refusé catégoriquement « l'attitude de Michel Aoun qui dicte la formule suivante : Michel Aoun à la présidence ou la persistance de la vacance ».
En ce qui concerne la position du courant du Futur vis-à-vis du « package deal » préconisé par le président de la Chambre Nabih Berry, M. Jisr a répondu : « Nous sommes contre le package deal, et si ce n'était pas le cas, nous aurions soutenu la candidature de Michel Aoun à la présidence et Saad Hariri à la présidence du gouvernement, et l'affaire aurait été réglée. »
Évoquant la question de la loi électorale, le député a déclaré que « les contacts entre le courant du Futur et M. Berry devraient être marqués par des compromis de la part des deux parties, et non d'une seule ». « Il faut unifier les critères quant à la division des circonscriptions entre proportionnelle et majoritaire », a dit le député avant d'affirmer que »« le mandat du Parlement ne sera pas renouvelé, d'autant que personne ne désire ou n'ose son renouvellement ».

Le député Samir Jisr, membre du bloc parlementaire du Futur, a rejeté hier « l'équation selon laquelle Michel Aoun serait élu président contre Saad Hariri à la tête du gouvernement ».Dans un entretien accordé à la LBC, M. Jisr a exhorté hier les députés à élire sans plus tarder un président de la République et a rappelé que « la crise politique que traverse le pays est le résultat de la non-application littérale et exacte du texte de la Constitution ». Et le député d'ajouter : « L'élection présidentielle est la crise la plus pressante actuellement, et elle devrait donc être résolue en premier, sans remettre sur le devant de la scène d'autres crises afin de la résoudre. »Selon M. Jisr, « face à l'échéance présidentielle, les députés doivent impérativement se réunir pour élire un...
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