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Yémen: Amnesty exige la libération de 27 membres de la minorité religieuse bahaïe

Amnesty International a demandé mercredi aux rebelles houthis du Yémen de libérer immédiatement 27 membres de la communauté religieuse bahaïe, détenus dans la capitale Sanaa sans inculpation depuis une semaine.

Dans un communiqué, l'organisation de défense des droits de l'Homme a dénoncé "un cas flagrant de persécution d'une minorité religieuse".

Les rebelles chiites houthis contrôlent Sanaa et une bonne partie du nord du Yémen depuis fin 2014. Ils sont soupçonnés d'être soutenus par l'Iran, un pays où les bahaïs sont considérés comme des hérétiques et

des "espions".
Selon Amnesty, des officiers masqués du Bureau national de sécurité (NSB), qui travaille main dans la main avec les rebelles Houthis, ont fait irruption le 10 août dans un atelier de jeunes bahaïs dans la capitale yéménite.

Ils ont interpellé 65 personnes, dont 14 femmes et six mineurs, sans mandats d'arrêt, affirme Amnesty.
D'autres interpellations ont eu lieu mardi avant qu'une partie des personnes détenues ne soit libérée. Mais, selon l'ONG, 27 restent en détention sans accès à des avocats ou aux membres de leurs familles.

"L'arrestation arbitraire de bahaïs pour n'avoir rien fait d'autre que d'assister à une réunion communautaire pacifique est totalement injustifiable", a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice adjointe du Programme Moyen-Orient/Afrique du Nord d'Amnesty International.

"C'est le dernier exemple en date de la persécution de minorités religieuses" par les Houthis, a-t-elle ajouté.
Les Houthis sont eux-mêmes issus d'une minorité religieuse au Yémen, celle des chiites zaïdites dans ce pays à majorité sunnite.

L'Iran a été accusé dans le passé de persécuter les bahaïs. Cette communauté compte, selon ses responsables plus de sept millions de fidèles dans le monde, dont quelque 300.000 en Iran où cette religion est apparue au XIXe siècle.

Les bahaïs considèrent Bahaullah, né en 1817, comme le dernier prophète envoyé par Dieu sur terre, alors que, pour les musulmans, le dernier prophète est Mahomet.


Amnesty International a demandé mercredi aux rebelles houthis du Yémen de libérer immédiatement 27 membres de la communauté religieuse bahaïe, détenus dans la capitale Sanaa sans inculpation depuis une semaine.


Dans un communiqué, l'organisation de défense des droits de l'Homme a dénoncé "un cas flagrant de persécution d'une minorité religieuse".


Les rebelles...