Atef Majdalani, député du courant du Futur, a exprimé hier son pessimisme quant à la possibilité d'une prochaine élection présidentielle, mettant l'accent une nouvelle fois sur le caractère prioritaire de cette échéance.
M. Majdalani, qui s'exprimait à l'issue d'une audience chez le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audi, a déploré que « la question de l'élection d'un chef de l'État n'est pas encore clarifiée », affirmant qu'« elle constitue pourtant une priorité ». « L'élection présidentielle est la clé de la solution à tous les problèmes dont pâtit le pays, d'autant plus que nous sommes au bord d'une catastrophe économique », a-t-il averti.
M. Majdalani a par ailleurs indiqué que parmi les autres sujets discutés avec Mgr Audi, la nécessité de maintenir le dialogue entre les différentes parties « afin de pouvoir progresser et sortir de cette situation aberrante », a-t-il dit.
En réponse à une question sur la création d'un Sénat, le député de Beyrouth a affirmé respecter « toutes les clauses de l'accord de Taëf, notamment l'article 22 de la Constitution stipulant l'élection d'un Sénat dont la mission s'articulerait autour des questions fondamentales ».
Fatfat
Même ton inquiet chez le député Ahmad Fatfat concernant le dossier présidentiel. Dans un entretien à La Voix du Liban 93,3, le député du courant du Futur a estimé hier qu'« il n'y aura ni fumée blanche ni solution lors de la prochaine séance du dialogue national (prévue le 5 septembre) ». Et d'ajouter aussitôt : « Sauf si elles proviennent de l'Iran et du Hezbollah. »
Sur la personne du candidat à la présidence de la République, M. Fatfat a démenti tout changement dans la position du courant du Futur concernant son appui au chef des Marada, Sleiman Frangié. Appelant les autres parties à « soumettre de nouvelles propositions », il a exprimé « la disposition du Futur à adopter toute nouvelle suggestion pouvant servir l'intérêt national ».
Quant aux élections législatives, M. Fatfat a estimé qu'« elles se dérouleront à la date prévue », affirmant que le courant du Futur « a déjà beaucoup œuvré pour l'adoption d'une nouvelle loi électorale » et estimant enfin qu'« il est temps que les autres parties agissent ».
Ahmad Fatfat s'est rendu hier à Aïn el-Tiné pour s'entretenir avec le président du Parlement, Nabih Berry.

