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Présidentielle : le CPL d'accord si "les Libanais choisissent un autre que Michel Aoun", affirme Bassil

Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a affirmé mardi que sa formation n'est pas attachée à la candidature de Michel Aoun, fondateur du parti, en tant que "personne", ajoutant que le CPL serait d'accord si les Libanais choisissaient quelqu'un d'autre à la présidence de la République.

"Nous n'accepterons qu'un président qui soit conforme au Pacte national. Cela ne veut pas dire que seul le général Aoun répond à ce profil. Si les Libanais choisissent un autre président, nous accepterons ce résultat et nous les soutiendrons. Nous ne sommes pas attachés à une personne, mais à un projet", a martelé M. Bassil à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc parlementaire aouniste.

Il n'a pas donné plus de précisions sur la manière dont les Libanais choisiraient ce président, sachant que ce sont les députés qui élisent le chef de l'Etat.

La magistrature suprême est vacante depuis le 25 mai 2014. Michel Aoun et le chef des Marada, Sleiman Frangié, ainsi que le député Henri Hélou, sont en lice.

Concernant les élections législatives prévues en juin 2017, le chef du CPL a une nouvelle fois exprimé le rejet par sa formation de la loi électorale actuelle, basé sur le mode majoritaire plurinominal. "Nous n'irons pas vers la prorogation et nous n'accepterons pas que la loi électorale de Doha (de 2008, reprise de la loi de 1960) reste en vigueur. A quand la réforme ? A quand une nouvelle loi électorale ?", s'est-il interrogé.

M. Bassil a ensuite appelé à élire un nouveau commandant en chef de l'armée, afin de succéder au général Jean Kahwagi, dont le mandat, qui vient à expiration en septembre prochain, a déjà été prorogé d'un an. "Nous ne pouvons pas dire aux Libanais qu'il est impossible d'élire un nouveau chef de l'institution militaire, car nous pouvons nous mettre d'accord sur la nomination", a dit le chef du CPL.

Gebran Bassil s'est enfin livré à un long réquisitoire contre le ministre des Télécoms, Boutros Harb, et le PDG de la compagnie Ogero qui gère le réseau des télécoms libanais Abdel Menhem Youssef.

Les relations entre MM. Bassil d'une part et Harb et Youssef d'autre part, se sont envenimés depuis plusieurs mois en raison d'un échange d'accusations portant sur diverses questions liées au secteur des Télécoms, notamment l’appel d'offres pour la gestion du réseau de téléphonie mobile, les réseaux internet illégaux, et la double "casquette" portée par Abdel Menhem Youssef, qui cumule la direction de la société de gestion des télécoms, Ogero, en même temps que la direction générale de l'exploitation et de la maintenance au ministère des Télécoms.

M. Bassil a dressé un bilan positif de ses réalisations lorsqu'il était ministre des Télécoms, avant de critiquer celles de son collègue Boutros Harb. 

 

Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a affirmé mardi que sa formation n'est pas attachée à la candidature de Michel Aoun, fondateur du parti, en tant que "personne", ajoutant que le CPL serait d'accord si les Libanais choisissaient quelqu'un d'autre à la présidence de la République.
"Nous n'accepterons qu'un président qui soit conforme au Pacte national. Cela ne veut pas dire que seul le général Aoun répond à ce profil. Si les Libanais choisissent un autre président, nous accepterons ce résultat et nous les soutiendrons. Nous ne sommes pas attachés à une personne, mais à un projet", a martelé M. Bassil à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc parlementaire aouniste.
Il n'a pas donné plus de précisions sur la manière dont les Libanais choisiraient ce président, sachant que ce sont les députés...