Après quelques jours en Turquie, où il se rend pour célébrer les 1 700 ans du Concile de Nicée, moment fondateur de la rédaction du Credo et de la foi chrétienne, le souverain pontife est attendu au Liban du 30 novembre au 2 décembre. Il s’agira là de son premier voyage à l’étranger. Le pape Léon XIV apportera un « message de paix et d’espoir » pour une région qui sort de guerres meurtrières, a déclaré, il y a quelques semaines, le patriarche maronite Béchara Raï. Cette visite « exceptionnelle » permettra également de « mettre en lumière les difficultés qu’affronte le Liban », qui espère un « déblocage politique et économique », a souligné de son côté l’ambassadeur du Liban auprès du Saint-Siège, Fadi Assaf. Cette visite intervient dans un contexte délicat : un an après le cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes meurtrières. La dernière, en date du 23 novembre, a coûté la vie à Haytham Ali Tabatabaï, commandant d’al-Radwane, force d’élite du Hezbollah et figure de proue de l’aile dure de la milice chiite, en pleine banlieue sud de Beyrouth. Pendant ce temps, l’armée libanaise est sous forte pression américaine pour désarmer le mouvement chiite.
Publié le 03 décembre 2025 à 00h00 , mis à jour à 00h00