À la veille de la fête de l'Armée, le ministre Hussein Hajj Hassan a défendu la constance du triptyque armée-peuple-résistance. « Il y a dix ans, nous célébrions la victoire de l'armée, du peuple et de la résistance à l'issue de la guerre de juillet. Aujourd'hui, nous sommes au cœur de la guerre contre le terrorisme », a-t-il déclaré, soulignant que « l'armée résiste aux frontières notamment dans le jurd de Ras-Baalbeck, Qaa, Ersal et Fekha, alors que la résistance poursuit ses batailles sur des terrains où sévit le terrorisme ». Prenant part à une cérémonie à caractère socio-économique à Baalbeck, il a ajouté « en termes clairs »: « N'était la guerre menée par la résistance contre les takfiristes, les Libanais n'auraient pas connu de répit. » Formulant en outre une pensée aux familles des soldats otages de l'État islamique depuis la bataille de Ersal (août 2014), le ministre a assuré que « le gouvernement prête l'attention nécessaire à ce dossier ».
C'est sur la présidentielle que s'est attardé de son côté le député Nawaf Moussaouii.
Prenant part à la dixième commémoration du massacre de Qana, organisée dans ce village de Tyr, le député Nawaf Moussaoui a estimé que « le temps s'épuise et d'aucuns ne font que le perdre. Le général Michel Aoun aurait dû être élu à la magistrature suprême il y a des mois déjà, surtout qu'une importante faction au sein du courant du Futur est favorable à son élection. Une faction qui sait, à raison, qu'il n'y a d'issue à la crise que par l'élection d'un président de la République ». Et d'ajouter aussitôt : « Mais la raison du blocage de la présidentielle – que connaît bien d'ailleurs l'allié de notre allié, c'est-à-dire le nouvel allié du général Michel Aoun, au même titre que les rivaux de ce dernier –, est le veto saoudien, qui déteint sur les positions du courant du Futur. C'est que d'aucuns ne veulent pas d'hommes libres à la tête de l'État, mais un préposé ayant pour fonction d'applaudir l'Arabie. Sauf que le Liban, qui a combattu l'ennemi sioniste, n'acceptera qu'un président libre, comme l'a été le général Aoun en des périodes sensibles. Il prend des décisions souveraines sans jamais se rétracter. »
Catégorique, il a annoncé que « le général Aoun sera élu président de la République. Cherchez à gagner du temps et allez élire ce président fort et libre, afin que nous puissions reconstruire nos institutions, sur la base notamment d'une nouvelle loi électorale ».
« Victoire prochaine au Liban sur les meneurs de la guerre en Syrie »
Par ailleurs, ce qui continue selon lui de prémunir le Liban des guerres régionales est « la capacité de la résistance (du Hezbollah, ndlr) à rétorquer en force à l'ennemi sioniste, sans quoi celui-ci aurait donné suite aux incitations actuelles émanant de l'Arabie à profiter des préoccupations du Hezbollah en Syrie pour s'attaquer au Liban (...) ».
La grande partie du discours de M. Moussaoui a ainsi porté sur l'Arabie saoudite, qui fait l'objet d'attaques de plus en plus virulentes de la part du Hezbollah, accentuées par le récent discours du secrétaire général du parti. Le député a estimé que l'Arabie est « au bord de la faillite politique et économique », qu'elle a « perdu son rôle au Yémen » et qu'elle est « derrière les attentats à la voiture piégée en Irak », ainsi que « les attentats en France, dont les auteurs ont été formés au wahhabisme ». « Voyant qu'elle perd son rôle régional et risque par conséquent de perdre sa stabilité intérieure, l'Arabie a cru trouver sa branche de salut dans la normalisation de ses rapports avec l'ennemi sioniste, une capitulation sans conditions préalables », a-t-il conclu, prévoyant « une victoire prochaine, au Liban, sur les meneurs de la guerre saoudo-américano-sioniste menée contre nous en Syrie ».
La situation de conflit ouvert entre l'Arabie et l'Iran a été clairement décrite par le responsable des relations internationales du Hezbollah, Ammar Moussaoui, lors d'une cérémonie funéraire dans la Békaa-Ouest. « Notre face-à-face avec l'Arabie n'est plus dissimulé, ni difficilement identifiable. Nous sommes désormais en confrontation ouverte et claire, dont personne ne peut se cacher. »
Dans ce contexte, « ceux qui, dans notre monde arabe et islamique, parient sur la résistance restent majoritaires », a-t-il assuré.


Hezbollah ou l art de deformer la realite pour soutenir ses interets Au Yemen les Houthis sont au bord de la defaite militaire et politique Avant l intervention saoudienne ils controlaient tout le pays. Aujourdhui, a peine plus du tiers Au Liban si certaines factions politiques sont alliees a l AS, le Hezb est directement lie a l Iran. On pourrait ainsi retourner le raisonnement de Mousawi lui demandant pourquoi son parti insiste pour elire Aoun si ce n est sous la pression iranienne si tant est que le Hezb veut un president
09 h 32, le 02 août 2016