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Moyen Orient et Monde - Éclairage

Comment stopper les « loups solitaires » ?

L'armée israélienne a mis au point une technique pour reconnaître et arrêter les assaillants avant qu'ils ne passent à l'acte.

Le système d’alerte de l’armée israélienne, combinant la surveillance des réseaux sociaux et des techniques de renseignements classiques, est basé sur l’analyse des données disponibles sur les assaillants palestiniens, prenant notamment en compte leur histoire personnelle, le lieu de leur attaque et leurs activités dans les jours précédant leur acte, explique un responsable militaire. Les stratégies utilisées en cas de repérage d’un individu potentiellement dangereux sont diverses : surveillance, conversations avec sa famille, arrestation en cas d’incitation à la violence, précise-t-il. Hazem Bader/AFP

Les autorités israéliennes, confrontées à une vague d'attaques par des Palestiniens isolés, disent avoir fait des progrès dans l'identification de ces « loups solitaires » avant qu'ils ne passent à l'acte, un défi auquel sont maintenant confrontés les pays occidentaux. Les récentes attaques en Europe et aux États-Unis ont conduit à des interrogations sur les motivations de leurs auteurs et à ce qui pourrait être entrepris pour les arrêter ou limiter l'impact de leurs actes.
Des responsables israéliens ont mis au point un système d'alerte combinant notamment la surveillance des réseaux sociaux et des techniques de renseignements classiques, ce qui a permis, selon eux, d'empêcher ou de limiter certaines attaques. Le conflit israélo-palestinien ne s'inscrit certes pas dans le même contexte que celui des attaques en Europe, de nombreux analystes soulignant que près de 50 ans d'occupation des territoires palestiniens contribuent à entretenir les frustrations palestiniennes, qui conduisent à la violence.
« Nous avons compris, après avoir dressé trois ou quatre profils types, que la plupart des attaquants correspondaient à ces profils », a indiqué un responsable militaire israélien sous le couvert de l'anonymat. L'armée a mis au point un système d'alerte basé sur l'analyse des données disponibles sur les assaillants palestiniens, prenant notamment en compte leur histoire personnelle, le lieu de leur attaque et leurs activités dans les jours précédant leur acte, explique le responsable militaire. Les stratégies utilisées en cas de repérage d'un individu potentiellement dangereux sont diverses : surveillance, conversations avec sa famille, arrestation en cas d'incitation à la violence, précise-t-il.
Le nombre d'attaques contre des Israéliens est en baisse constante ces derniers mois, même si divers facteurs expliquent cette baisse. Il est difficile d'estimer précisément combien d'attaques de « loup solitaire » ont été déjouées par le système d'alerte, mais le responsable cite l'exemple d'une adolescente palestinienne arrêtée en mars alors qu'elle était surveillée. Elle avait été arrêtée en possession d'un couteau dans un taxi qui se dirigeait vers un barrage de l'armée. Selon le responsable, l'armée savait qu'elle avait des problèmes avec ses parents et qu'elle avait des idées suicidaires pouvant la conduire à vouloir attaquer des soldats pour mourir en martyre.

Le danger de « confiance »
L'analyse des profils des attaquants montre que la plupart d'entre eux sont âgés au plus de 24 ans, et qu'ils sont des hommes dans 90 % des cas. Le suicide était la principale motivation de leur acte pour 40 % de ces personnes.
Certains experts estiment que le modèle mis au point par l'armée, avec l'aide d'algorithmes pour filtrer les informations des médias sociaux, peut être efficace et appliqué dans d'autres pays. « Cela ne peut bien sûr pas complètement stopper la vague de terrorisme en Israël ou en Europe », souligne Daniel Cohen, expert en cyberterrorisme à l'Institut israélien pour les études de sécurité nationale. Il ajoute que ces efforts doivent être accompagnés notamment de messages positifs, permettant de détourner les jeunes de leur volonté de mourir ou de perpétrer une attaque.
Mais d'autres experts mettent en garde contre les dangers d'une trop grande confiance dans ce type de surveillance. « Les listes de personnes à surveiller et la surveillance conduisent à une fausse impression de sécurité, fournissent des informations après coup mais ne donnent pas beaucoup d'éléments pour éviter (...) une attaque », estime le cabinet de conseil The Soufan Group, basé aux États-Unis. « La surveillance est extrêmement difficile et coûteuse en termes de temps et de personnel », rappelle-t-il.

Mike SMITH/AFP

Les autorités israéliennes, confrontées à une vague d'attaques par des Palestiniens isolés, disent avoir fait des progrès dans l'identification de ces « loups solitaires » avant qu'ils ne passent à l'acte, un défi auquel sont maintenant confrontés les pays occidentaux. Les récentes attaques en Europe et aux États-Unis ont conduit à des interrogations sur les motivations de leurs auteurs et à ce qui pourrait être entrepris pour les arrêter ou limiter l'impact de leurs actes.Des responsables israéliens ont mis au point un système d'alerte combinant notamment la surveillance des réseaux sociaux et des techniques de renseignements classiques, ce qui a permis, selon eux, d'empêcher ou de limiter certaines attaques. Le conflit israélo-palestinien ne s'inscrit certes pas dans le même contexte que celui des attaques en...
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