Les Bourses européennes ont fini peu changées jeudi dans l'ensemble, tiraillées entre le recul du compartiment aérien affaibli par des avertissements sur résultats et une hausse des valeurs bancaires, italiennes surtout, dans l'espoir d'un soutien de la Banque centrale européenne au secteur.
À Paris, le CAC 40 a terminé en repli de 3,51 points, soit 0,08 %, à 4 376,25. Le Footsie britannique a cédé 0,43 % et le SMI suisse 0,18 %, mais le Dax allemand a avancé de 0,14 %. Wall Street, en baisse après ses nouveaux records de la veille, n'a pas apporté de soutien.
La Banque centrale européenne, qui réunissait son conseil des gouverneurs pour la première fois depuis le référendum britannique du 23 juin, a comme attendu observé le statu quo sur sa politique monétaire et fait savoir qu'elle se donnerait le temps d'apprécier les conséquences du Brexit sur l'économie de la zone euro.
Mais son président Mario Draghi, reconnaissant le risque posé par le niveau élevé des créances douteuses accumulées par des banques européennes, tout particulièrement italiennes, n'a pas exclu un soutien public.
Ces propos ont favorisé les valeurs bancaires dont l'indice Stoxx a gagné 0,44 %. La banque italienne UniCredit a fini en tête des hausses de l'EuroStoxx 50 avec un gain de 2,13 %, devant Deutsche Bank (+1,78 %) et Banco Santander (+1,31 %).
L'annonce par la BCE qu'elle se donnait jusqu'en septembre pour évaluer les conséquences du Brexit a poussé les rendements sur les Bunds à 10 ans à un plus haut de trois semaines de -0,03 %, tandis que l'euro faisait du surplace autour de 1,1010 dollar en fin de journée.
Le dollar a reflué en revanche face au yen, sous les 106 yens (-0,8 %), après avoir inscrit un plus haut de six semaines au-dessus de 107.
Cet article est réalisé par Fidus

