Un Lee Einfil plus un train pour Robert
Sous les regards interloqués de journalistes, d'écrivains, de médecins sans frontières et de socialites libanais et étrangers, réunis au restaurant Inab à Mar Mikhaël pour fêter les 70 ans de Robert Fisk, Walid Joumblatt a débarqué avec un fusil Lee Einfil MK III à la main ! Une arme de collection qui a servi durant la Grande Guerre était le cadeau pour Fisk, qui, tout à la fois ravi et ému, a déclaré : « Mon père a utilisé le même modèle en 1914. » À l'heure du dessert, une autre surprise attendait le correspondant de The Independent, « probablement le plus grand reporter britannique à l'étranger », selon le New York Times. Féru des locomotives à vapeur, il n'avait d'yeux que pour le train miniature à télécommande qui diffusait une vapeur artificielle en sillonnant autour d'un immense gâteau en forme de mappemonde ornée de drapeaux des pays dont il a couvert les révolutions et les guerres... Parmi les présents, Ayman Choucair, Jihad el-Zein, Mona et Marwan Iskandar, Tarif Khalidy, Amira el-Solh, Ghassan Charbel, Souheil Natour, Rima Chéhadé et évidemment l'épouse de Robert Fisk, la Canado-Afghane Nelofar Pazira, journaliste, metteur en scène de Return to Kandahar et Prix Gemini de la meilleure émission documentaire sociopolitique.
Broadway à la villa Acra
Paula Acra, la doyenne (et première au Liban) des créateurs de bouquets floraux artistiques, a opté pour une féerie d'hortensias, réveillant les sublimes vieilles pierres de l'église Notre-Dame el- Habchieh, à Ghazir, où s'est déroulée la bénédiction nuptiale de son fils Marc Victor Acra et Andréa, la fille d' Élias et de Nicole Bou Nehmé. Arborant avec la grâce d'un mannequin (1,8m) une robe de Rani Zakhem, la mariée n'a pas pu retenir son sérieux en entendant le ramdam qui s'élevait de la foule alors que le prêtre faisait tout un sermon sur l'amour. Ses amis, c'est-à-dire toute l'équipe d'Another Night on Broadway et de HeartBeat, dont elle fait partie, applaudissaient et sautillaient comme des vrais lurons. Le soir, à la villa Acra, noyée d'hortensias et illuminée de mille et une bougies, ils n'ont eu aucune peine à relayer DJ Mitri pour recréer l'ambiance folle de leurs concerts. Notamment, Manal Mallat, Christian Abouani et Roy Khoury qui ont enflammé le parterre, comblant de joie les 400 invités. Hussein Hadid n'en a pas fait moins, ses plats ont mis les papilles en émoi, et la glace à la vanille de Nicole Razzouk (sœur de Paula) a fait l'unanimité. Un beau mariage aussi simple que réjouissant, aussi familial que convivial, partagé délicieusement par un nombre d'amis, dont Samy Gemayel, Papou Lahoud, Arlette Jabre, Claude et Samir Abillama, Andrée Rabbat, Golda et Georges Siam, Ramzi Achouch, Samia et Victor Gebara, Chiara et Charles Tarazi, Jean-Marc Bonfils, Maher Abillama, Najib Saliba, Bernadette et Sleiman Merhej, Lina et Nabil Abboud, Lucienne et Paul Zahlan, Vera Mokbel, Nayla et Adel Akl, Annie et Fouad Kamel, Monique et Ziad Ghandour... Sans oublier les deux témoins Serge Acra et Serena Bou Nehmé.
Whisky drinking woman
Labellisé diplomate-musicien, l'ancien ambassadeur de France au Liban, Patrice Paoli, a fait son come-back sur la scène. De passage dans la capitale libanaise, il a enchaîné les déjeuners et dîners chez des amis, un week-end à Laklouk chez Kamal Badaro, et a pris part à un concert au sein du groupe Funky blues Brothers, qui s'est produit au Garden State, à Sin el-Fil. Regroupant Kamal Badaro (guitare et clavier), Arnauld Oguerli (batterie), Rudy Felder (Basse), la band blues a interprété des reprises rock, jazz, et certaines de ses compositions devant une salle affichant complet, qui réclamait à Paoli (guitare et chant) la chanson « Whisky drinking woman ». Au rendez-vous, une poignée d'ambassadeurs, dont Michelle Cameron (Canada), Martin Huth (Allemagne), Alex Lenaerts (Belgique), Theodore Passas (Grèce), la consule générale Cécile Longé (France) et Rose Lindgren (USA), ainsi que les fidèles de toujours, notamment May et Bassam Saad, Françoise et Pierre Issa, Marion et Georges Ibrahimcha, Cécile Jamal, Nathalie Aref, Lina Hamdane, pour ne citer que quelques-uns.
Les dés sont jetés...
À la réception donnée en son honneur par Nadine et Nagib Begdache, Zad Moultaka savourait déjà Venise, rêvant des cocktails bellini et de rossini aux fraises écrasées. Il y a de quoi ! L'artiste aux multiples casquettes– musicien accompli, grand compositeur, plasticien et peintre – présentera le Liban à la Biennale d'art contemporain, en 2017. En plus, le pavillon libanais s'installera au sein même de l'Arsenal, le lieu le plus prestigieux des centres d'exposition. Devant une assemblée d'invités appartenant au monde de l'art et de la culture, dont la présidente de la Fondation nationale du patrimoine Mouna Hraoui (qui a appuyé le projet de Moultaka), les trois ex-ministres Ibrahim Najjar, Tarek Mitri et Sami Haddad avec leurs épouses, ainsi que Chadia Tueini, Janine Maamari, Abraham Karabajakian, Bassel Dalloul, Ziad Dalloul, Youmna et Ricardo Karam, Sarah Salem, Vasso Salam, Brigitte Caland, Nour Salamé, Rina Hraoui, Nada el-Assaad, Tarek et Michèle Nahas, et Fateh Begdache, Zad Moultaka a donné un aperçu de l'œuvre picturo-musicale prévue pour Venise : une installation monumentale intitulée « Sacrum », portant sur deux grottes, Jeïta et Chauvet. Puis tous se sont retrouvés autour d'un délicieux buffet préparé par Nicolas Cattan. L'équipe de l'artiste, dont Vanessa Haerry et Jean-Vincent Puzos, discutait à bâtons rompus avec Oussama et Abir Tuqan, Mozart Chahine, Mado Corm et Jean-Louis Mellerio, Mona Khalaf, Randa Sarraf, Rima Nasser, Yolla Noujaim et le directeur artistique de Beirut Art Fair, Pascal Odille. Présents également, Maria Chakhtoura, Henri Bacha, Hanibal Srouji, Amal Bacha, Hala Beydoun, Karim et Roula Begdache, Ghia Haidar et d'autres encore qui trinquaient au succès de Sacrum.

