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Liban - Santé Publique

Prochaine ouverture de l’hôpital de Chebaa ?

Bou Faour ne voit « aucune raison » pour un maintien de la fermeture de l'établissement et les habitants menacent d'escalade dans un délai de dix jours.

Les habitants de Chebaa lors de leur sit-in. Photo Ani

Le décès du secouriste de la Croix-Rouge Chaker Jamal Madi la semaine dernière suite à un accident d'auto à Chebaa (Liban-Sud) a ravivé la question de l'ouverture de l'hôpital Khalifa ben Zayed al-Nahyane (dit hôpital de Chebaa), financé par les Émirats arabes unis et qui n'a pas ouvert ses portes depuis sa construction à la suite de la guerre de juillet 2006.

À ce sujet, les habitants de Chebaa ont effectué hier un sit-in pour demander l'ouverture de l'hôpital, tout en faisant état d'une éventuelle escalade si le dossier ne progresse pas dans un délai de dix jours.
Après une minute de silence, Nidal Madi (oncle paternel de Chaker Madi) a rappelé « le manque de développement chronique dont souffre la région ». « Nous sommes des citoyens fiers de notre terre et nous voulons obtenir tous nos droits », a-t-il ajouté avant d'exhorter le Conseil des ministres et le ministre de la Santé « à divulguer les raisons derrière la fermeture de l'hôpital, et à l'ouvrir ». « Si une décision ferme n'est pas prise à ce sujet dans un délai de dix jours, nous passerons à l'escalade pour faire entendre notre voix », a souligné M. Madi.

De son côté, le député Kassem Hachem (bloc parlementaire de Nabih Berry) a estimé que « l'ouverture de l'hôpital de Chebaa est une revendication juste. Nous collaborons avec le ministre de la Santé et nous nous sommes entendus avec lui pour assurer la continuité de l'hôpital (après son ouverture). Il faudrait garder la gestion de l'hôpital loin du marchandage politique et la confiner au mérite », a-t-il déclaré avant d'ajouter : « Les surenchères épisodiques dans ce dossier s'inscrivent dans le cadre d'une tentative de son exploitation politique. »

« Grands efforts » de Joumblatt
Plus tard hier, le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a jugé « plus que juste » la demande d'ouverture de l'hôpital, estimant qu'« il n'y a aucune raison de le maintenir fermé ». Selon lui, « Chebaa était la première région à affronter l'ennemi israélien, mais est restée en dehors de la générosité de l'État ; ainsi l'hôpital aurait dû être le premier signe d'une attention publique ». « Au nom de mon parti et de ma position ministérielle, je me joins aux habitants de Chebaa et du Arkoub qui réclament l'ouverture de l'hôpital », a encore dit le ministre avant de rappeler que « le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt a déployé de grands efforts pour régler la crise de cet hôpital, et c'est sur sa demande que j'ai visité les Émirats, avant d'arriver à conclure un accord (avec la fondation des Makassed) permettant d'abolir les obstacles entravant l'ouverture de l'établissement ».

Selon le ministre de la Santé, « les budgets de fonctionnement de l'hôpital (qui devait ouvrir ses portes en 2014) pour les années 2015 et 2016 ont été provisionnés par une décision du Conseil des ministres, et avec l'approbation de tous les ministres. Les sommes existent encore au nom de l'hôpital dans les comptes du ministère », a-t-il souligné avant de faire état d'une commission formée depuis deux ans, pour faire fonctionner l'hôpital. M. Bou Faour a également fait savoir que le ministère a effectué toutes les procédures nécessaires avec le Conseil de la fonction publique pour former le cadre humain.
Et le ministre de conclure : « Pour des raisons de sécurité, des demandes politiques ont été formulées pour ajourner l'ouverture de l'hôpital sur fond de craintes d'accidents observés dans d'autres régions, sachant que le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, s'est dit prêt à prendre des mesures sécuritaires, sans que cela ne puisse dissiper les craintes. »

Le décès du secouriste de la Croix-Rouge Chaker Jamal Madi la semaine dernière suite à un accident d'auto à Chebaa (Liban-Sud) a ravivé la question de l'ouverture de l'hôpital Khalifa ben Zayed al-Nahyane (dit hôpital de Chebaa), financé par les Émirats arabes unis et qui n'a pas ouvert ses portes depuis sa construction à la suite de la guerre de juillet 2006.
À ce sujet, les habitants de Chebaa ont effectué hier un sit-in pour demander l'ouverture de l'hôpital, tout en faisant état d'une éventuelle escalade si le dossier ne progresse pas dans un délai de dix jours.Après une minute de silence, Nidal Madi (oncle paternel de Chaker Madi) a rappelé « le manque de développement chronique dont souffre la région ». « Nous sommes des citoyens fiers de notre terre et nous voulons obtenir tous nos droits », a-t-il...
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