Les négociateurs en chef pour l’UE, Ignacio Garcia Bercero (à gauche), et les États-Unis, Dan Mullaney, lors d’une conférence de presse, le 15...
Les États-Unis et l'UE ont affirmé hier avoir avancé dans leurs négociations pour tenter d'aboutir à un accord sur le partenariat transatlantique (TTIP) d'ici à la fin de l'année, malgré le choc provoqué par le Brexit et l'opposition en France et en Allemagne.
« Nous sommes maintenant à un stade avancé des négociations, mais bien entendu il reste encore beaucoup de travail à faire », a déclaré le négociateur en chef pour l'UE Ignacio Garcia Bercero, lors d'une conférence de presse à Bruxelles clôturant le 14e round de négociations sur le TTIP, qui vise à créer la plus grande zone de libre-échange du monde.
Pendant ces cinq jours de discussions, des militants antimondialisation ont multiplié les manifestations et interventions dans la capitale de la Belgique et de l'UE, non loin des lieux des pourparlers, entraînant une forte présence policière. Depuis le lancement des discussions en 2013, les altermondialistes s'insurgent contre cet accord, estimant qu'il ne bénéficierait qu'aux multinationales et pénaliserait les consommateurs.
De son côté, le négociateur en chef américain Dan Mullaney a confirmé que le Brexit soulevait de nouvelles questions, la Grande-Bretagne représentant 25 % des exportations américaines vers l'UE.
« Les relations économiques et stratégiques restent fortes, mais en même temps, le retrait du Royaume-Uni du marché européen va affecter la valeur du marché de l'UE », a-t-il prédit. « Le Royaume-Uni est notre plus grand marché aussi pour les services », a-t-il ajouté, se référant à la présence américaine massive dans la City de Londres.
Ces propos surviennent alors que l'opposition – au niveau des gouvernements comme dans la rue – à cet accord grandit en Allemagne et en France, les deux autres poids lourds européens.
Les deux négociateurs ont cependant maintenu l'objectif d'arriver à boucler les discussions au terme de l'administration du président américain Obama à la fin de l'année. « Notre ambition est de terminer les négociations cette année », a répété M. Bercero, interrogé sur les récentes incertitudes sur cet accord. « La décision du peuple britannique ne retarde en aucun cas notre détermination dans les négociations », a-t-il assuré.
De nombreux diplomates européens sont cependant de plus en plus circonspects quant à la conclusion de cet accord avant les élections américaines, puis celles en France et en Allemagne en 2017.
De son côté, M. Mullaney a mis fortement en garde contre une suspension des discussions. « Il faudrait alors un moment avant de pouvoir reprendre à nouveau des négociations », a-t-il prévenu.
(Source : AFP)


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