Le PSG a officiellement divorcé, hier, avec son entraîneur Laurent Blanc. « Je souhaite le meilleur pour le PSG (…) », a réagi le Cévenol, qui sera remplacé par le Basque Unai Emery, stratège du FC Séville. Damien Meyer/AFP
Le faux suspense a pris fin : le PSG a officiellement divorcé, hier, avec son entraîneur Laurent Blanc, étape préalable à des fiançailles attendues avec le stratège du FC Séville, Unai Emery, qui a remporté les trois dernières Europa League, la petite Coupe d'Europe. Le club parisien évoque dans son communiqué « un climat serein » pour cette séparation, avec la « signature d'un protocole d'accord qui préserve les intérêts » de chacun. Rien sur la contrepartie financière d'une résiliation de contrat qui le liait au PSG jusqu'en juin 2018, évaluée par le quotidien L'Équipe, la semaine passée, à une indemnité de 22 millions d'euros. L'ancien défenseur central et par la suite sélectionneur des Bleus avait été prolongé avant les 8es de finale de la Ligue des champions. Mais le PSG avait quitté la compétition reine en quarts, pour la 4e saison consécutive. Une de trop pour les dirigeants qataris, qui ont fait de la C1 leur priorité. « Je souhaite le meilleur pour le PSG et ses supporteurs, ainsi que bonne chance à mon successeur », a réagi le Cévenol, dans un communiqué, tandis que son club l'a remercié en expliquant que « la conquête de 11 trophées laissera une trace importante dans la grande histoire du PSG ». Mais le club évoquait hier sa volonté « d'impulser une nouvelle orientation au management du groupe ». Jean-Louis Gasset, adjoint de Blanc, et Philippe Lambert, préparateur physique, quittent donc sans surprise également le PSG.
Le départ de Blanc était attendu depuis début juin. L'arrivée d'Unai Emery ne fait plus guère de doute non plus : il avait annoncé à son club son « intention de rompre unilatéralement son contrat ». L'offre du PSG formulée à Emery serait du genre « impossible à refuser », selon les médias espagnols. Emery (44 ans) n'a certes pas le charisme de Jürgen Klopp, l'expérience de Carlo Ancelotti ou le palmarès de Pep Guardiola. Mais le longiligne Basque, tignasse sombre et regard ardent, est un redoutable meneur d'hommes, un tacticien roué et un perfectionniste, grand adepte des préparations vidéo.
(Source : AFP)

