Égypte
Crash du vol EgyptAir : l'enquête en France transmise à des juges d'instruction
La justice française a transmis à des juges d'instruction l'enquête sur le vol MS804 d'EgyptAir, qui reliait Paris au Caire et s'est abîmé le 19 mai, a annoncé, hier, le parquet de Paris. Cette information judiciaire est ouverte pour « homicides involontaires », a précisé le parquet qui avait initié une enquête préliminaire le 19 mai, une procédure classique du fait de la présence de ressortissants français parmi les victimes. Après près d'un mois de recherches, les deux boîtes noires de l'Airbus A320 ont été repêchées mi-juin. Endommagées, elles doivent être envoyées en France dans les prochains jours pour être réparées. L'hypothèse de l'attentat, initialement mise en avant par l'Égypte, a cédé du terrain au profit de celle de l'incident technique : des alertes automatiques avaient en effet été émises par l'appareil deux minutes avant sa chute, signalant de la fumée dans le cockpit, dans les toilettes et sous la cabine de pilotage, ainsi qu'une défaillance de l'ordinateur gérant les commandes de l'avion.
Bahreïn
Cinq chiites sont condamnés à de lourdes peines de prison
Un tribunal bahreïni a condamné hier cinq chiites, jugés dans deux affaires différentes, à de lourdes peines de prison pour liens présumés avec des groupes « terroristes » dans ce petit pays du Golfe, a annoncé le parquet. Trois prévenus, reconnus coupables d'appartenance au groupe chiite « les Brigades al-Mokhtar », de détention d'armes et d'implication dans des attaques contre la police, ont écopé de 15 ans de prison chacun, a indiqué le parquet dans un communiqué. Le tribunal a également décidé de déchoir les trois hommes de leur nationalité. L'un d'eux, en fuite en Irak, était jugé par contumace, selon la même source. Dans une autre affaire, le même tribunal a condamné un membre présumé du mouvement islamique chiite al-Wafa à 10 ans de prison et un coaccusé à trois ans de réclusion, outre le retrait de leur nationalité, a détaillé le parquet. Les prévenus avaient été arrêtés pour leur implication présumée dans un attentat à l'explosif, perpétré le 22 janvier dans un village chiite près de la capitale Manama, a-t-on ajouté de même source.
Yémen
Au moins 35 morts dans une série d'attentats visant un ancien fief d'el-Qaëda
Au moins 35 personnes ont été tuées, hier, dans une série d'attentats contre des militaires à Moukalla, dans le sud du Yémen, un bastion d'el-Qaëda jusqu'en avril, a indiqué un responsable de sécurité. Trois attentats à la bombe ont visé simultanément des check-points dans cette ville portuaire au coucher de soleil alors que les troupes rompaient le jeûne du ramadan, a-t-il ajouté. Une quatrième explosion a frappé l'entrée d'un camp militaire, selon le responsable. Les forces gouvernementales yéménites, soutenues par la coalition arabe sous commandement saoudien, ont repris le 24 avril Moukalla, chef-lieu de la province du Hadramout, aux jihadistes qui avaient contrôlé la ville pendant un an. Washington a reconnu le 7 mai la présence d'un « très petit nombre » de soldats américains au Yémen pour aider les forces yéménites et la coalition arabe à chasser el-Qaëda de la ville.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef