À Rabieh, Wahhab met en garde Hariri et Joumblatt...
Reçu hier à Rabieh par le général Michel Aoun, l'ancien ministre Wi'am Wahhab a appelé le chef du courant du Futur, Saad Hariri, à prendre l'initiative de « ne pas continuer à bloquer l'élection présidentielle, dans la mesure où tout refus de reconnaître la quasi-unanimité chrétienne (en faveur de la candidature du général Aoun) à la présidence constitue un blocage ». « Le blocage n'est pas une question de quorum, mais une affaire politique », a noté M. Wahhab, affirmant à l'adresse de M. Hariri que « le général possède les clefs de la présidence de la République et de la présidence du Conseil » et qu'il « possède une délégation de pouvoir de la part des forces politiques (du 8 Mars) et plus précisément de sayyed Hassan Nasrallah ». M. Wahhab a adressé les mêmes propos au chef du PSP, Walid Joumblatt.
Attention à la discorde, avertit Kabalan
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, le cheikh Abdel Amir Kabalan, a affirmé hier, dans son prêche du vendredi, que « les mesures monétaires prises par le Trésor américain contre des personnalités et des institutions du Hezbollah s'inscrivent dans le cadre des sanctions contre la résistance (...) et représentent un projet de discorde sectaire entre les Libanais ». De son côté, le mufti jaafarite, le cheikh Ahmad Kabalan, a indiqué que « nous refusons toute mesure visant à transformer le Liban en vilayet financière américaine ».
Joumblatt ironise sur la démission des Kataëb
Le chef du Rassemblement démocratique, le député Walid Joumblatt, a ironisé hier sur la démission des ministres du parti Kataëb du gouvernement. « Les Kataëb s'orientent vers la préparation d'une démission écrite. Et Achraf Rifi pourrait se solidariser avec eux après consultation des masses », a indiqué M. Joumblatt sur son compte Twitter. Il a par ailleurs adressé un télégramme de condoléances au président français François Hollande après l'attaque terroriste survenue dans les Yvelines.
Zasypkin chez Frangié...
Le chef des Marada, le député Sleiman Frangié, a reçu hier à Bnechii l'ambassadeur de Russie, Alexandre Zasypkin, en présence notamment du ministre de la Culture, Raymond Arayji.
... et Majdalani chez Audi
Le métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi, a reçu hier l'ambassadeur de Grande-Bretagne, Hugo Shorter, ainsi que le député Atef Majdalani (courant du Futur), qui s'est prononcé en faveur de l'élection d'un président de la République et l'élaboration d'une loi électorale. Le député de Beyrouth a pris position contre la « proposition Ferzli », communément appelée « loi orthodoxe », rappelant que « l'Église orthodoxe n'a rien à voir avec cette loi et ne se mêle pas de ces affaires ». « Il s'agit de la loi de M. Élie Ferzli, et elle pourrait porter gravement atteinte au pays », a-t-il souligné, en se prononçant « contre la loi de 1960 et en faveur d'un mélange entre le scrutin majoritaire et la proportionnelle ».

