Bahreïn
Le pouvoir suspend les activités du principal groupe d'opposition chiite
Le pouvoir à Bahreïn est resté sur une ligne dure, hier, en suspendant les activités du principal mouvement d'opposition chiite. Selon l'agence officielle BNA, le tribunal administratif a ordonné la suspension des activités d'al-Wefaq à la suite d'un recours du ministère de la Justice qui a demandé la « dissolution » du mouvement. Le ministère accuse al-Wefak de ne pas respecter la loi et de « favoriser le terrorisme et l'extrémisme », ainsi que les « ingérences étrangères », dans une claire allusion à l'Iran. Le tribunal a également ordonné la fermeture des locaux du groupe et le gel de ses fonds. Il a fixé sa prochaine audience au 6 octobre pour se prononcer sur la demande de dissolution. Al-Wefaq anime un mouvement de protestation de la majorité chiite contre le pouvoir des al-Khalifa et réclame une véritable monarchie constitutionnelle.
Arabie saoudite
Un avocat emprisonné cesse sa grève de la faim
Un avocat saoudien emprisonné pour son engagement en faveur des droits de l'homme a mis fin à une grève de la faim après avoir obtenu la promesse d'un meilleur traitement, a indiqué, hier, une ONG du Golfe. Walid Abu al-Khair, fondateur du « Monitor of Human Rights in Saudi Arabia » (Observatoire saoudien des droits de l'homme), est entré le 7 juin en grève de la faim. Jugé pour « désobéissance et rupture de l'allégeance au souverain, manque de respect envers les autorités et outrage à magistrat », il a été condamné à quinze ans de prison et à autant d'années d'interdiction de sortie du territoire saoudien en juillet 2014. Il s'est vu décerner en novembre dernier à Genève le prestigieux Prix international des droits de l'homme Ludovic Trarieux.
Tunisie
La société civile présente une proposition de loi contre le racisme
Des organisations de la société civile en Tunisie ont présenté, hier, une proposition de loi criminalisant toute forme de discrimination. Composé de 36 articles, le texte vise, selon ses instigateurs, à offrir un cadre juridique protégeant, conformément aux conventions internationales, les personnes discriminées et à criminaliser toute pratique discriminatoire se basant sur la race, la religion, la nationalité, la couleur de la peau. Présents, des députés de la coalition gouvernementale ont exprimé leur soutien et promis de porter le projet, qui doit être soumis en commission, avant son examen en plénière par le Parlement. Le texte « dit clairement qu'il y a du racisme en Tunisie et que le pays est en train de lui faire face », a déclaré Houcine al-Jaziri, du mouvement islamiste Ennahda. « Nous soutenons cette initiative positive et vous pouvez compter sur nous pour faire passer cette proposition de loi », a dit Néjia Ben AbdelHafidh, députée de Nidaa Tounes.
Le pouvoir à Bahreïn est resté sur une ligne dure, hier, en suspendant les activités du principal mouvement d'opposition chiite. Selon l'agence officielle BNA, le tribunal administratif a ordonné la suspension des activités d'al-Wefaq à la suite d'un recours du ministère de la Justice qui a demandé la « dissolution » du mouvement. Le ministère accuse al-Wefak de ne pas respecter la loi et de « favoriser le terrorisme et l'extrémisme », ainsi que les « ingérences étrangères », dans une claire allusion à l'Iran. Le tribunal a également ordonné la fermeture des locaux du groupe et le gel de ses fonds. Il a fixé sa prochaine audience au 6 octobre pour se prononcer sur la demande de dissolution. Al-Wefaq anime un mouvement de...


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