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Technologies - Internet

Apple ouvre son assistant vocal Siri aux applications extérieures

Apple a annoncé que son assistant vocal Siri pourrait bientôt fonctionner avec des applications extérieures, afin de mieux concurrencer ses rivaux Amazon, Google et Microsoft.

La boutique d’applications mobiles App Store.

«À présent, vous pourrez dire à Siri d'envoyer un WeChat», a déclaré le vice-président d'Apple, Craig Federighi, en référence à la messagerie instantanée chinoise. Les utilisateurs d'iPhone pourront également demander à leur assistant virtuel de commander une voiture Uber ou Lyft ou d'envoyer un message sur WhatsApp.
L'annonce, faite lors de la conférence annuelle des développeurs d'Apple à San Francisco, marque un changement d'approche pour Apple, qui limite d'ordinaire ses services aux applications fonctionnant avec son système d'exploitation iOS. Cette innovation sera effective dans le courant de l'année avec le système d'exploitation iOS10, a annoncé le groupe.
Apple cherche ainsi à donner un coup de fouet à ses activités de service au moment où les ventes de l'iPhone ralentissent et où l'iPad souffre d'un marché des tablettes en petite forme.
Fin avril, le groupe avait annoncé un recul de 16% sur un an des ventes trimestrielles de son smartphone, du jamais-vu depuis le lancement du produit en 2007, et une baisse de son chiffre d'affaires pour la première fois depuis plus de dix ans.
Le groupe a également assuré que Siri deviendrait disponible sur ses ordinateurs Mac afin que ses utilisateurs puissent naviguer sur Internet ou rechercher des fichiers avec le seul son de leur voix.
Siri fait face à une concurrence de plus en plus vive sur un marché où les assistants virtuels de Microsoft (Cortana), d'Amazon (Alexa) et Google (Now) semblent avoir une longueur d'avance sur le terrain de l'intelligence artificielle.
«Quelque part, la star de la présentation n'était pas un produit en particulier, mais le simple fait qu'Apple a réfuté les accusations selon lesquelles il ne pouvait pas se mesurer à Google et Facebook sur l'intelligence
artificielle», a estimé dans un blog Jan Dawson, du cabinet Jackdaw Research.
Par ailleurs, le groupe a affirmé qu'il allait étendre «dans les prochains mois» son système de paiement virtuel Apple Pay à de nouveaux pays, dont la France, mais également sur Internet où des transactions pourront désormais être réglées sur des iPhone ou des Apple Watch.

Le partage des revenus de l'App Store
Sur un autre plan, la firme à la pomme a annoncé une série de changements dans sa boutique d'applications mobiles App Store, qui vont notamment introduire un partage des revenus plus favorable aux développeurs et de la publicité.
Aujourd'hui, la marque prélève 30% des montants payés par le consommateur pour des applications payantes proposées dans son App Store, qu'il s'agisse d'un versement unique au moment du téléchargement initial ou de montants versés régulièrement dans le cadre d'un abonnement pour accéder à un service ou des contenus en ligne.
À partir de cette semaine, la part ponctionnée par Apple va toutefois baisser à 15% quand les paiements seront réalisés dans le cadre d'un abonnement souscrit depuis plus d'un an par un consommateur. Apple va aussi élargir la possibilité de proposer des abonnements payants à tous les types d'applications, y compris les jeux. Il va également permettre aux développeurs de davantage moduler leurs tarifs, pour proposer par exemple des abonnements différents selon les marchés où leur service est proposé.
La promesse d'une rémunération plus avantageuse est susceptible d'inciter les développeurs d'applications mobiles à proposer davantage d'offres sur abonnement. Pour Apple, ce serait la garantie d'avoir un flux de revenus plus réguliers et sur une longue durée. C'est particulièrement important dans le cadre du nouvel accent mis par le groupe sur les services, où il espère trouver un relais de croissance face au ralentissement des ventes de l'iPhone.
Apple cherche parallèlement à récupérer, par l'intermédiaire de son App Store, une part du gâteau de la publicité mobile. Lorsqu'un utilisateur fera une recherche à l'intérieur de l'App Store, il va commencer à voir apparaître, en plus des résultats de recherche habituels, des publicités pour des applications correspondant à sa requête.
Ces publicités sont annoncées pour l'instant uniquement pour les clients de la boutique aux États-Unis et, à partir de cet automne, avec une version test (beta) dès l'été.
Apple assure toutefois que cela se fera en respectant la vie privée de ses utilisateurs, dont il ne devrait donc pas partager les données pour cibler les annonces.

(Source: AFP)

«À présent, vous pourrez dire à Siri d'envoyer un WeChat», a déclaré le vice-président d'Apple, Craig Federighi, en référence à la messagerie instantanée chinoise. Les utilisateurs d'iPhone pourront également demander à leur assistant virtuel de commander une voiture Uber ou Lyft ou d'envoyer un message sur WhatsApp.L'annonce, faite lors de la conférence annuelle des développeurs d'Apple à San Francisco, marque un changement d'approche pour Apple, qui limite d'ordinaire ses services aux applications fonctionnant avec son système d'exploitation iOS. Cette innovation sera effective dans le courant de l'année avec le système d'exploitation iOS10, a annoncé le groupe.Apple cherche ainsi à donner un coup de fouet à ses activités de service au moment où les ventes de l'iPhone ralentissent et où l'iPad souffre d'un...
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