Iran
Cinq rebelles kurdes et cinq jihadistes tués
Une dizaine de « terroristes » armés, cinq rebelles kurdes et cinq jihadistes et un policier ont été tués dans deux accrochages séparés dans le nord-ouest et le sud-est de l'Iran, ont rapporté hier des médias iraniens. « Une équipe de cinq terroristes membres du groupuscule PJAK (...) a été identifiée et abattue dans la région de Sardasht » à la frontière irakienne, selon un communiqué des gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique, publié par leur site d'information Sepahnews. Ces rebelles kurdes membres du PJAK avaient tué trois bassidjis (miliciens proches des gardiens de la révolution) il y a environ un mois, selon le communiqué. Le PJAK (Parti pour une vie libre au Kurdistan) est un parti kurde iranien proche du Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK). Le dernier accrochage entre des rebelles kurdes et les gardiens de la révolution remonte à septembre 2015, lorsque deux rebelles et deux militaires iraniens avaient été tués.
PAM
Le pape dénonce les obstacles bureaucratiques à l'aide humanitaire
Le pape François a dénoncé hier au siège du Programme alimentaire mondial (PAM) à Rome la contradiction choquante entre la libre circulation « insolente » des armes et les nombreux obstacles freinant l'accès aux aides humanitaires. « Tandis que les aides et les plans de développement sont contrecarrés par des décisions politiques compliquées et incompréhensibles, par des visions idéologiques biaisées ou par des barrières douanières infranchissables, les armes ne le sont pas. Elles circulent avec une liberté insolente et presque absolue dans de nombreuses parties du monde », a dénoncé Jorge Bergoglio. « Ce sont les guerres qui se nourrissent et non les personnes, et dans certains cas, la faim elle-même est utilisée comme une arme de guerre », s'est-il insurgé devant l'assemblée de cet organe de l'Onu chargé de la distribution des aides humanitaires. « Il est urgent de débureaucratiser tout ce qui empêche les plans d'aide humanitaire d'atteindre leurs objectifs », a-t-il martelé.
Allemagne
Le journal turc « Hürriyet » honoré d'un prix de la liberté de la presse
Le rédacteur en chef du journal libéral turc Hürriyet, Sedat Ergin, a été honoré hier d'un prix décerné par la radio allemande Deutsche Welle, dans un contexte d'attaques croissantes du pouvoir turc contre les journalistes et de tensions germano-turques. Poursuivi pour « injures » contre le président turc Recep Tayyip Erdogan, M. Ergin s'est vu remettre le « Prix de la liberté de la presse » lors d'un Forum international des médias organisé à Bonn (Ouest) par la Deutsche Welle avec 2 000 participants venus d'une centaine de pays. « Hürriyet est l'un des plus grands et des derniers médias indépendants, un flambeau de la liberté, l'un des derniers bastions de la liberté d'opinion en Turquie », a déclaré Kai Diekmann, qui dirige le quotidien populaire allemand Bild.
Bangladesh
Quelque 8 000 personnes arrêtées lors de l'opération contre des extrémistes
La police du Bangladesh a annoncé hier avoir arrêté quelque 8 000 personnes depuis le début vendredi de ses opérations pour endiguer la vague d'assassinats ayant visé des membres de minorités religieuses, des blogueurs laïcs et des intellectuels. Le Premier ministre Sheikh Hasina a promis samedi d'arrêter « chaque assassin » et de tenter de mettre un coup d'arrêt à cette série meurtrière qui s'est accélérée au cours des dernières semaines. Le porte-parole de la police Kamrul Ahsan a indiqué que 3 245 suspects avaient été arrêtés au cours des dernières 24 heures, portant le nombre d'arrestations à 8 192 depuis le début de l'opération. Le gouvernement est soumis à une pression croissante de la communauté internationale pour mettre fin à ces violences qui ont fait pratiquement 50 morts en trois ans.
Koweït
29 ans de prison requis contre trois membres de la famille régnante
Le procureur général de Koweït a révélé dans des déclarations publiées hier avoir demandé que la peine de cinq ans de prison pour insulte à l'émir sur Internet, contre trois membres de la famille régnante et deux autres personnes, soit relevée à 29 ans en appel. Fin mai, un tribunal de première instance avait condamné les trois membres de la famille régnante al-Sabah, dont un neveu de l'émir, et deux autres coaccusés à cinq ans de prison chacun pour insulte à des juges. Une sixième personne avait écopé d'un an de prison et une septième de dix ans de prison par contumace, alors que six autres accusés avaient été acquittés. Les prévenus avaient été alors blanchis de toute accusation d'insulte à l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah. Les personnes condamnées sont restées en liberté, mais le quotidien al-Qabas a rapporté que la police avait tenté en vain de les arrêter pour qu'ils commencent à purger leurs peines de prison.
Israël
La détention sans procès d'un clown palestinien prolongée
Les autorités israéliennes ont prolongé de six mois la détention sans procès du clown palestinien Mohammad Abou Sakha, a indiqué l'école du cirque de Bir Zeit en Cisjordanie occupée qui l'emploie. « Nous avons le cœur gros », a indiqué l'école dans un communiqué. L'armée israélienne n'a pas confirmé ou démenti la prolongation de la détention de Mohammad Abou Sakha, 24 ans, arrêté le 14 décembre 2015. Environ 700 Palestiniens sont détenus par Israël sous le régime de la détention administrative, qui permet d'incarcérer des suspects pour plusieurs mois renouvelables indéfiniment, sans leur en notifier les raisons. Les autorités israéliennes n'ont jamais dit clairement quel danger représente Mohammad Abou Sakha. Au fil des ans, l'école de cirque de Bir Zeit a recruté des jeunes dans le reste de la Cisjordanie et compte désormais plus de 300 élèves, garçons et filles.
Levée du bouclage des territoires palestiniens
L'armée israélienne a indiqué hier avoir levé dans la nuit le bouclage des territoires palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza imposé depuis vendredi après un attentat qui a coûté la vie à quatre Israéliens. Cependant, « les contrôles de sécurité continuent » à Yatta, a affirmé une porte-parole de l'armée, interrogée pour savoir si le bouclage de la localité d'origine des auteurs de l'attentat de mercredi dans le sud de la Cisjordanie occupée avait également été levé. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu avait également annoncé jeudi l'annulation de dizaines de milliers de permis d'entrer en Israël délivrés à des Palestiniens de Cisjordanie et, dans une moindre mesure, de Gaza pour le ramadan.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef