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Économie - Barrières Commerciales

Les menaces s’accumulent sur le Royaume-Uni dans l’éventualité d’un Brexit

Jeremy Corbyn, leader du Labour et eurosceptique historique, a brillé par son absence dans le débat sur le Brexit. Stefan Rousseau/Reuters

L'Allemagne a averti hier que le Royaume-Uni serait confronté à des barrières commerciales en cas de Brexit, une nouvelle menace adressée aux partisans d'une sortie de l'Union européenne à moins de deux semaines du référendum du 23 juin. « Dedans, c'est dedans, dehors, c'est dehors », a déclaré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans un entretien au magazine Der Spiegel, en référence au marché unique européen. « Le pays devrait alors se tenir aux règles d'un club dont il a voulu sortir », a-t-il ajouté.
Cette mise en garde vient doucher les prétentions des partisans d'un Brexit qui ne cessent de répéter que le Royaume-Uni continuera de commercer librement avec l'UE, à l'image de la Norvège ou de la Suisse, pays non membres de l'UE mais qui ont accès à la zone européenne de libre circulation des personnes et des biens. Elle est la dernière d'une longue série d'avertissements économiques adressés aux pro-Brexit par des chefs d'État et plusieurs responsables d'institutions économiques internationales (FMI, OCDE, OMC).
Fin mai, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker les a également prévenus que l'UE mènerait la vie dure au Royaume-Uni s'il la « désertait ». « Tout devra être revu et renégocié » entre Londres et l'UE, avait-il ajouté.
Au Royaume-Uni, le Parti travailliste, qui veut un maintien dans l'UE, a également haussé le ton hier, alors que le Parti conservateur continue de se déchirer à l'approche du vote. Un vote en faveur du Brexit « mènerait à un état d'urgence budgétaire, de nouvelles coupes dans le secteur public et des hausses d'impôts », a souligné le vice-président du Labour, Tom Watson, en s'appuyant sur un rapport de l'Institut des études budgétaires. L'ancien leader et candidat au poste de Premier ministre, Ed Miliband, a averti, lui, qu'une sortie de l'UE entraînerait une « érosion des droits des travailleurs ».
Le Parti travailliste veut faire entendre sa voix en mettant d'abord l'accent sur le social, la lutte contre les inégalités et la protection des travailleurs. Seul bémol, la position du leader du Labour, Jeremy Corbyn, un eurosceptique historique qui, en dehors de deux discours, a brillé par son absence dans le débat. Si le Labour a eu de la peine à se faire entendre, c'est aussi parce que « le côté sexy de la campagne vient des rivalités au sein du Parti conservateur », a insisté M. Miliband.

(Source : AFP)

L'Allemagne a averti hier que le Royaume-Uni serait confronté à des barrières commerciales en cas de Brexit, une nouvelle menace adressée aux partisans d'une sortie de l'Union européenne à moins de deux semaines du référendum du 23 juin. « Dedans, c'est dedans, dehors, c'est dehors », a déclaré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans un entretien au magazine Der Spiegel, en référence au marché unique européen. « Le pays devrait alors se tenir aux règles d'un club dont il a voulu sortir », a-t-il ajouté.Cette mise en garde vient doucher les prétentions des partisans d'un Brexit qui ne cessent de répéter que le Royaume-Uni continuera de commercer librement avec l'UE, à l'image de la Norvège ou de la Suisse, pays non membres de l'UE mais qui ont accès à la zone européenne de libre...
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