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GB: les services de renseignement blanchis pour l'extradition d'ex-opposants libyens

Des agents des services de renseignement britanniques, accusés d'avoir œuvré à l'extradition et à la torture de deux opposants de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, ne seront pas poursuivis, ont annoncé jeudi les services du procureur de la couronne.

Selon le parquet, les preuves de l'implication indirecte des services britanniques dans l'enlèvement, la séquestration et la torture d'Abdelhakim Belhaj et Sami al Saadi sont "insuffisantes".

Si la justice reconnaît qu'un responsable britannique a bien été en contact avec des agents étrangers à l'origine de la capture des deux hommes et de leur famille en Asie, puis de leur extradition vers la Libye, le "rôle ou l'influence" de cet agent "demeurent incertains", souligne le parquet dans un communiqué.

Cori Crider, avocat de l'organisation Reprieve, qui défend les droits des prisonniers, a annoncé son intention de contester la décision. Selon lui, le parquet, avec ce communiqué, "reconnaît officiellement l'implication de responsables britanniques" dans ce dossier.

Abdelhakim Belhaj, un ancien militant islamiste devenu le commandant militaire de Tripoli après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, accuse la Grande-Bretagne d'avoir fourni aux services du renseignement américains les informations ayant permis son arrestation puis son extradition vers Tripoli.
Lui et sa femme alors enceinte avaient été arrêtés puis détenus à Bangkok par des agents du renseignement américain en 2004, alors que Belhaj dirigeait le Groupe de combat islamique libyen, anti-Kadhafi.

Sami al Saadi, opposant au dictateur Mouammar Kadhafi, affirme lui avoir été transféré de force en 2004 avec sa femme et ses quatre enfants de Hong Kong à Tripoli. Son avocat avait annoncé en décembre 2012 que le gouvernement britannique avait accepté de verser 2,2 millions de livres (2,8 millions d'euros) pour avoir participé à sa capture et à sa remise, en 2004, aux autorités libyennes.

Des agents des services de renseignement britanniques, accusés d'avoir œuvré à l'extradition et à la torture de deux opposants de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, ne seront pas poursuivis, ont annoncé jeudi les services du procureur de la couronne.
Selon le parquet, les preuves de l'implication indirecte des services britanniques dans l'enlèvement, la séquestration et la torture d'Abdelhakim Belhaj et Sami al Saadi sont "insuffisantes".
Si la justice reconnaît qu'un responsable britannique a bien été en contact avec des agents étrangers à l'origine de la capture des deux hommes et de leur famille en Asie, puis de leur extradition vers la Libye, le "rôle ou l'influence" de cet agent "demeurent incertains", souligne le parquet dans un communiqué.
Cori Crider, avocat de l'organisation Reprieve, qui défend les...