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Économie - Conjoncture

La Banque mondiale abaisse ses prévisions pour la croissance mondiale

Le produit intérieur brut mondial ne devrait progresser cette année que de 2,4 % selon la Banque mondiale. Photo archives AFP

La Banque mondiale (BM) a nettement abaissé mardi ses prévisions de croissance sur le globe sur fond d'activité « anémique » dans les pays riches et d'affaiblissement des économies émergentes.
Le produit intérieur brut mondial ne devrait progresser cette année que de 2,4 %, soit une nette dégradation par rapport à ses prévisions de janvier (2,9 %). « L'économie mondiale est exposée à des risques majeurs », souligne la BM dans son rapport semestriel, évoquant notamment les menaces « géopolitiques » et la volatilité financière.
Pour 2017, l'institution ne se montre guère plus optimiste et abaisse sa prévision de 0,3 point à 2,8 %.
« Les marchés émergents et les pays en développement exportateurs de produits de base ont du mal à s'adapter à la faiblesse des cours du pétrole et d'autres produits essentiels », écrit l'institution. La croissance de ces pays devrait donc rester modeste cette année (3,5 %), selon la banque qui met par ailleurs en garde contre l'explosion des crédits au secteur privé.
Malgré un léger coup de mou, la Chine devrait continuer à croître solidement cette année (6,7 %) tandis que le géant indien a, lui, le vent dans le dos (7,6 %). Brésil et Russie devraient en revanche être frappés par des récessions « plus marquées » que prévu.
Du côté des pays riches, les États-Unis voient leur prévision de croissance sabrée de 0,8 point, à 1,9 %, en raison de l'appréciation du dollar qui pèse sur les exportations et de la crise de l'industrie extractive, frappée de plein fouet par le pétrole bon marché.
La zone euro devrait, elle, bénéficier d'un « élan modeste » qui maintiendra sa croissance cette année à 1,6 %.
Dans la zone Mena, le taux de croissance devrait remonter légèrement à 2,9 % en 2016, soit 1,1 point de pourcentage de moins que ce que prévoyait l'institution en janvier dernier. Ce repli s'explique par un prix du baril de pétrole attendu à 41 dollars en moyenne en 2016. En revanche, la légère amélioration de la croissance régionale en 2016 repose sur l'hypothèse d'une forte reprise en Iran, suite à la levée des sanctions en janvier dernier.
(Sources : « L'OLJ »
avec AFP)

La Banque mondiale (BM) a nettement abaissé mardi ses prévisions de croissance sur le globe sur fond d'activité « anémique » dans les pays riches et d'affaiblissement des économies émergentes.Le produit intérieur brut mondial ne devrait progresser cette année que de 2,4 %, soit une nette dégradation par rapport à ses prévisions de janvier (2,9 %). « L'économie mondiale est exposée à des risques majeurs », souligne la BM dans son rapport semestriel, évoquant notamment les menaces « géopolitiques » et la volatilité financière.Pour 2017, l'institution ne se montre guère plus optimiste et abaisse sa prévision de 0,3 point à 2,8 %.« Les marchés émergents et les pays en développement exportateurs de produits de base ont du mal à s'adapter à la faiblesse des cours du pétrole et d'autres produits...
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