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Liban - Loi Électorale

Les désaccords empêchent toute avancée en commissions

La prochaine séance fixée au 22 juin, au lendemain d'une réunion de la table de dialogue.

MM. Ghanem et Makari, lors de la réunion des commissions parlementaires conjointes.

Dans un climat de désaccord total, les commissions conjointes parlementaires se sont réunies hier au Parlement pour plancher sur une nouvelle loi électorale, mais sans enregistrer aucun progrès.
La réunion qui s'est tenue sous la présidence du vice-président de la Chambre, Farid Makari, a regroupé notamment les députés Robert Ghanem, Élie Kayrouz, Nehmetallah Abi-Nasr, Ziad Kadri, Serge TerSarkissian, Jamal Jarrah, Marwan Hamadé, Ahmad Fatfat, Fady Karam, Nawwar Sahili, Ibrahim Kanaan, Fouad el-Saad, Atef Majdalani, Georges Adwan, Ali Fayad, Fady Habre, Nabil Nicolas, Antoine Zahra, Samy Gemayel, Ghassan Moukheiber, Henri Hélou, Kazem Kheir, Kassem Hachem, Élie Aoun, Abbas Hachem, Estephane Douaihy, Mohammad Kabbani, Ammar Houry, Abdellatif Zein, Hani Kobeissi, Ali Bazzi et Khodr Habib.
Dès l'ouverture de la séance, les commissions ont abordé l'examen de la répartition des sièges sur base de deux projets composites, présenté l'un par le chef du Parlement, Nabih Berry, et l'autre par les Forces libanaises, le courant du Futur et le Parti socialiste progressiste. Les discussions, qui se sont notamment axées sur la division des circonscriptions et la distribution des sièges selon un découpage basé sur une conciliation des deux modes de scrutin majoritaire et proportionnel, n'ont pas abouti.
Faisant lecture du rapport des commissions, le député Robert Ghanem a annoncé « le report de la séance au mercredi 22 juin, au lendemain de la réunion du dialogue national ». Après avoir fait état « de l'échec d'une concordance d'avis autour de l'adoption de critères clairs sur la division des circonscriptions et de la prise en considération des spécificités et de craintes de certaines composantes », M. Ghanem a justifié le choix du 22 juin par le fait que « le débat sur la loi électorale sera, le 21 juin, au cœur de la table de dialogue ». il a souhaité que les états-majors politiques parviennent à une entente, « parce que ce sont eux, a-t-il dit, qui émettent les décisions, et les commissions parlementaires qui les mettent en exécution ».

Adwan veut abolir la loi de 1960
Georges Adwan, député des Forces libanaises, a cependant souligné que les députés ont été élus pour user de leur pouvoir « constitutionnel » de décision. Le député a en outre déploré la teneur du débat qui a eu cours lors de la séance des commissions conjointes, mettant en garde contre « le danger de maintenir la loi de 1960, en ce qu'elle interdit à la société de donner son avis et l'empêche de participer aux choix politiques ». « Veut-on créer une scission entre les gens et la classe politique ? » s'est-il interrogé. Il a par ailleurs appelé celle-ci à tirer une leçon des dernières élections municipales, indiquant qu'à travers cette échéance, les Libanais « ont entravé la politique des bulldozers et le monopole des leaders qui décident pour les membres de leur communauté ».

Fayad tient à la proportionnelle intégrale
Quant à Ali Fayad, député du Hezbollah, il a réitéré ses craintes de voir le débat des commissions conjointes « ne mener à aucun résultat », exprimant son attachement à la proportionnelle intégrale. Il a ainsi estimé que ce mode de scrutin est « la formule la plus appropriée pour ce pays pluraliste qui comporte des contradictions et des complexités », affirmant que le Hezbollah « est disposé à débattre de la division des circonscriptions et à tenir compte des spécificités confessionnelles, notamment celle de la composante chrétienne, pour améliorer sa représentation ».
Allant dans le même sens, le député Kassam Hachem, membre du parti Baas, a lui aussi estimé que « la loi proportionnelle représente la meilleure solution pour une bonne représentativité », appelant à « recourir à un critère unique et unifié ».
Sur la question de l'adoption d'un critère, Serge TerSarkissian a évoqué l'existence d'« une bataille de critères, qu'ils soient politiques ou confessionnels, et qu'ils se placent tant au niveau du caza que du mohafazat ». Il a qualifié dans ce cadre la question de « compliquée » et a appelé à la clarifier.

Dans un climat de désaccord total, les commissions conjointes parlementaires se sont réunies hier au Parlement pour plancher sur une nouvelle loi électorale, mais sans enregistrer aucun progrès.La réunion qui s'est tenue sous la présidence du vice-président de la Chambre, Farid Makari, a regroupé notamment les députés Robert Ghanem, Élie Kayrouz, Nehmetallah Abi-Nasr, Ziad Kadri, Serge TerSarkissian, Jamal Jarrah, Marwan Hamadé, Ahmad Fatfat, Fady Karam, Nawwar Sahili, Ibrahim Kanaan, Fouad el-Saad, Atef Majdalani, Georges Adwan, Ali Fayad, Fady Habre, Nabil Nicolas, Antoine Zahra, Samy Gemayel, Ghassan Moukheiber, Henri Hélou, Kazem Kheir, Kassem Hachem, Élie Aoun, Abbas Hachem, Estephane Douaihy, Mohammad Kabbani, Ammar Houry, Abdellatif Zein, Hani Kobeissi, Ali Bazzi et Khodr Habib.Dès l'ouverture de la séance, les...
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Et pourquoi pas garder alors le découpage de la 60 avec quelques rectifications, mais transformant son scrutin en mode proportionnel ?

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

03 h 37, le 08 juin 2016

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Commentaires (1)

  • Et pourquoi pas garder alors le découpage de la 60 avec quelques rectifications, mais transformant son scrutin en mode proportionnel ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    03 h 37, le 08 juin 2016

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