MM. Ghassan Hajjar, Farès Boueiz et Khalil Fleyhane. Photo Samy Ayad
Après de longues années passées « dans les coulisses de la diplomatie », notre confrère Khalil Fleyhane a décidé de mettre noir sur blanc une « mémoire diplomatique » du pays du Cèdre dont il a été témoin au cours de l'histoire contemporaine du Liban. Il a donc regroupé une partie de ses articles rédigés entre 1997 et 1999, évoquant les coulisses de négociations internationales, dans un ouvrage, intitulé La mémoire diplomatique, qu'il a signé hier soir au palais de l'Unesco à Beyrouth.
Étaient présents de nombreuses personnalités politiques, diplomatiques et du monde de la presse, dont notamment les députés Bassem el-Chab (représentant le chef du courant du Futur Saad Hariri) et Tony Abou Khater, le ministre de la Culture Rony Arayji, les anciens ambassadeurs Khalil el-Khalil et Nagi Abi Assi, ainsi que plusieurs journalistes.
« Honnête, libre et professionnel »
En marge de la signature, une conférence à trois voix a eu lieu autour du thème de l'ouvrage. L'ancien ministre des Affaires étrangères Farès Boueiz a pris la parole en premier pour indiquer que « Khalil Fleyhane a choisi d'écrire l'histoire en vue de l'avenir ». « C'est ainsi que nous sommes aujourd'hui face à un retour logique sur des articles et des titres publiés entre 1997 et 1999 et soigneusement regroupés », a-t-il ajouté avant de poursuivre : « Khalil Fleyhane est honnête, libre et professionnel par excellence. » M. Boueiz s'est adressé au journaliste diplomatique en ces termes : « Aujourd'hui, nous avons besoin de journalistes comme vous qui refusent les tensions communautaires et qui sont dotés de culture et de sagesse dont ils font usage pour le bien du pays, au détriment (parfois) du scoop. »
« Au Liban, l'histoire ne progresse pas »
De son côté, le directeur de la rédaction d'an-Nahar, Ghassan Hajjar, a estimé dans son intervention que « le métier de journaliste a peut-être attiré Khalil Fleyhane dans un premier temps, mais aujourd'hui il en est prisonnier ». Selon lui, « M. Fleyhane adore ce métier et cherche toujours du nouveau dans toute nouvelle ». « Khalil Fleyhane est soucieux de relayer rigoureusement les informations. Et quand il revient sur son parcours professionnel, nous pouvons constater sa riche expérience », a encore dit M. Hajjar avant d'ajouter : « En parcourant les articles de M. Fleyhane entre 1997 et 1999, il est intéressant de constater qu'au Liban, non seulement l'histoire se répète, mais plus encore, elle ne progresse pas. En effet, Khalil Fleyhane a évoqué depuis 1999 la lutte américaine contre le blanchiment d'argent, ainsi que des statistiques américaines qui pourraient ouvrir la voie à l'implantation des réfugiés (palestiniens), et il s'agit dans les deux cas de problèmes dont nous souffrons encore aujourd'hui. »
Enfin, M. Fleyhane a pris la parole pour remercier les personnalités présentes et affirmer sa passion pour le métier de journaliste, qu'il continuera à exercer tant qu'il en est capable.
Étaient présents de nombreuses personnalités politiques, diplomatiques et du monde de la presse, dont notamment les députés Bassem el-Chab (représentant le chef du courant du Futur Saad Hariri) et Tony Abou Khater, le ministre de la Culture Rony Arayji, les anciens ambassadeurs Khalil el-Khalil et Nagi Abi Assi, ainsi que...

