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Moyen Orient et Monde - Syrie

Les forces antijihadistes avancent vers Raqqa

Pour Staffan de Mistura, il ne serait pas possible de reprendre les négociations visant à mettre fin au conflit avant au moins deux ou trois semaines.

Des membres des Forces démocratiques syriennes patrouillent dans le village de Fatsah dans la province de Raqqa après l’avoir libéré de la présence de l’EI, hier. Delil Souleiman/AFP

Les forces soutenues par les États-Unis en Syrie ont avancé, hier, dans leur offensive contre le groupe État islamique (EI). Dans cette guerre aux multiples fronts, le combat semble se concentrer contre l'EI dans la province de Raqqa (Nord-Est) où se poursuit une offensive lancée mardi par une alliance de forces arabo-kurdes avec l'appui des frappes de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. L'alliance des Forces démocratiques syriennes (FDS) veut chasser l'EI du nord de la province de Raqqa, contrôlée en grande partie par l'EI et dont le chef-lieu éponyme est considéré comme la capitale du groupe jihadiste. À la faveur de l'offensive, la plus importante jamais lancée contre l'EI en Syrie, les FDS avancent lentement dans les champs agricoles et les villages au sud de la ville d'Aïn Issa, située à 60 km au nord de la cité de Raqqa et contrôlée par les Kurdes. Les FDS ont affirmé dans un communiqué avoir « libéré cinq villages dont ceux de Fatsa, Namroudiya, Wasta et quatre champs ».
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les FDS bombardent les positions de l'EI près d'Aïn Issa, tandis que les avions de la coalition mènent des frappes sans arrêt.
Au sol, des forces d'opérations spéciales américaines sont présentes sur le front aux côtés des FDS, selon des commandants kurdes.

Tunnels bourrés d'explosifs
Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a souligné que les FDS ne s'étaient pas encore emparées de positions importantes. Selon lui, l'EI « concentre 2 000 combattants sur les lignes de front au nord de la ville de Raqqa. Le groupe a préparé cette bataille depuis des mois en creusant des tunnels qu'il a bourrés d'explosifs. Il a aussi préparé des voitures piégées et ses combattants se cachent parmi les civils ». Les FDS ont souligné dès le départ que la bataille en cours serait concentrée uniquement dans le nord de la province de Raqqa.
« L'objectif final est la ville de Raqqa », affirme toutefois à l'AFP Mutlu Civiroglu, un analyste basé à Washington. « Il est important (pour les forces anti-EI) d'assiéger la ville et de bloquer les mouvements de l'EI. » Selon le groupe d'analyse Soufan basé à New York la « détermination de l'EI à défendre Raqqa signifie que la bataille sera une des plus féroces ». « Les considérations ethniques sont également à prendre en considération, Raqqa étant une ville à population arabe, tandis que la coalition des FDS est dominée par les Kurdes qui ne sont pas vus comme des libérateurs. »
Sur un autre plan, l'émissaire de l'Onu en Syrie Staffan de Mistura a indiqué hier à la presse, à Genève, que de nombreux civils risquent de mourir de faim en Syrie si l'aide humanitaire ne parvient pas rapidement dans plusieurs localités. Il a notamment cité Daraya et Mouadamiya (près de Damas et assiégées par les forces du gouvernement) ainsi que Kefraya et Foua (assiégées par les forces de l'opposition).

Garanties de sécurité
Par ailleurs, Staffan de Mistura a également déclaré, hier au Conseil de sécurité, qu'il n'envisageait pas de nouveaux pourparlers de paix concernant la Syrie avant deux ou trois semaines, ont indiqué des diplomates. M. de Mistura, qui a rendu compte de sa mission au Conseil par vidéoconférence, a réaffirmé qu'il souhaitait toujours convoquer une nouvelle session de pourparlers le plus rapidement possible. Mais il a souligné qu'il fallait d'abord constater des progrès dans l'application du cessez-le-feu et la livraison de l'aide humanitaire avant une reprise de ces négociations entre le gouvernement syrien et l'opposition armée. Toujours selon des diplomates présents lors de ces consultations à huis clos, M. de Mistura a noté que le niveau général de violence avait baissé, mais que dans de nombreux endroits la cessation des hostilités instaurée officiellement fin février n'existait que sur le papier.
En ce qui concerne l'accès humanitaire, a-t-il relevé, l'Onu a besoin de garanties de sécurité pour pouvoir procéder aux largages d'aide par avions envisagés.
De son côté, le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov a rencontré ses homologues des pays membres du Conseil de coopération du Golfe le 25 mai, pour aborder les dossiers sensibles de la crise syrienne et yéménite, et les modalités de la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient. À cette occasion, M. Lavrov s'est félicité de l'efficacité des discussions entre la Russie et le CCG. De son côté, le ministre saoudien des Affaires étrangères a insisté sur la volonté de Riyad d'améliorer les relations avec la Russie dans tous les domaines.

(Sources : agences et rédaction )

Les forces soutenues par les États-Unis en Syrie ont avancé, hier, dans leur offensive contre le groupe État islamique (EI). Dans cette guerre aux multiples fronts, le combat semble se concentrer contre l'EI dans la province de Raqqa (Nord-Est) où se poursuit une offensive lancée mardi par une alliance de forces arabo-kurdes avec l'appui des frappes de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. L'alliance des Forces démocratiques syriennes (FDS) veut chasser l'EI du nord de la province de Raqqa, contrôlée en grande partie par l'EI et dont le chef-lieu éponyme est considéré comme la capitale du groupe jihadiste. À la faveur de l'offensive, la plus importante jamais lancée contre l'EI en Syrie, les FDS avancent lentement dans les champs agricoles et les villages au sud de la ville d'Aïn Issa, située à 60 km...
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