Michel Sleiman réuni avec son bloc ministériel. Photo Ani
Le Liban célèbre aujourd'hui le seizième anniversaire de la libération du Liban-Sud qui n'est pas sans rappeler cependant une autre date-anniversaire, bien plus triste, celle de la vacance à la tête de l'État. Il y a deux ans, le 25 mai 2014, Michel Sleiman quittait le palais de Baabda. Le Liban est, depuis, sans président.
À la veille de cette double commémoration, l'ancien chef de l'État, Michel Sleiman, a espéré que « le palais de Baabda sera libéré du vide dans lequel il a été plongé ». Il s'est félicité ensuite de l'organisation des élections municipales « qui ont montré la soif du peuple à exercer son droit de vote, au lieu de subir des choix qui lui sont imposés, par le biais de prorogations légitimes peut-être, mais non démocratiques », en allusion à la double prolongation du mandat des députés.
M. Sleiman, qui s'exprimait devant les membres de son bloc ministériel, a insisté sur le « respect des priorités », la première étant, selon lui, l'élection d'un nouveau chef de l'État.
Dans la journée, il a également reçu la représentante du secrétaire général des Nations Unies au Liban, Sigrid Kaag. Devant cette dernière, l'ancien président de la République a affirmé que « le Liban n'est pas concerné par l'implantation des réfugiés, puisqu'il n'est pas signataire de la Convention de Vienne de 1951 ». « Le principe de l'implantation est rejeté sur le double plan constitutionnel et politique, ainsi que par toutes les forces influentes », a-t-il ajouté avant de poursuivre : « Tout cela devrait inciter la communauté internationale à mener des efforts en vue d'assurer le retour des réfugiés dans leur pays, en toute sécurité. »
De son côté, la responsable onusienne a assuré M. Sleiman que le rapport de Ban Ki-moon ne s'adresse pas au Liban et respecte les Constitutions et les règlements des pays.


UN JOUR TU VERRAS... L,ON SE RENCONTRERA... QUI AVEC QUI ? HON IL ESSA...
14 h 31, le 25 mai 2016