La Juventus a vacillé, mais elle a néanmoins remporté sa 11e Coupe d’Italie. Du même coup, elle est devenue la première équipe de l’histoire à réussir un double doublé scudetto/Coupe (2015 et 2016). Tiziana Fabi/AFP
La Juventus Turin, déjà championne d'Italie, a réussi le doublé en remportant samedi la Coupe d'Italie grâce à sa victoire (1-0) après prolongation face à l'AC Milan, qui sera encore privé d'Europe la saison prochaine.
L'issue est cruelle pour les Milanais, à la peine toute la saison avec une piètre 7e place en championnat, mais qui ont réussi un bon match, l'un des meilleurs sans doute de cette nouvelle année galère. La Juve est de son côté dans une période faste. Sacrée championne pour la 5e fois d'affilée il y a trois semaines, elle est devenue la première équipe de l'histoire à réussir un double doublé, puisqu'elle avait déjà décroché la Coupe et le scudetto la saison dernière.
Ce nouveau trophée lui a été offert par l'Espagnol Alvaro Morata, qui a marqué le seul but du match sur son premier ballon, à la 109e minute. L'action turinoise était partie de l'ancien Marseillais Mario Lemina, titulaire et de plus en plus à l'aise au fil du match. Lemina était relayé par Cuadrado, qui centrait de la droite pour Morata, buteur d'une belle reprise du droit. Au total, le match a été assez mauvais, mais la surprise, c'est que Milan a été bon. Pas génial, bien sûr, il n'a pas les joueurs pour cela, mais courageux, organisé, entreprenant et en jambes.
S'il avait joué toute la saison comme cela, le club lombard n'aurait pas eu à attendre le dernier soir pour jouer sa qualification pour l'Europe face à la meilleure équipe du pays. Mais avec son recrutement sans queue ni tête, ses changements d'entraîneurs à répétition depuis quatre ans et un effectif devenu incroyablement médiocre pour un club de ce standing, le Milan est vraiment en difficulté.
Alors que Silvio Berlusconi est en discussions avec des investisseurs chinois pour vendre ce monument en péril qu'il dirige depuis 30 ans, le club rossonero ne disputera pas de Coupe d'Europe la saison prochaine, pour la 3e fois consécutive. Il y avait pourtant la place face à la Juventus, qui n'a ressemblé que de très loin à l'équipe qui a marché sur la série A d'octobre à mai et qui, samedi, a été constamment bousculée. Avec un Pogba très moyen et un Dybala presque invisible, l'équipe de Massimiliano Allegri n'a rien proposé ou presque, arrivant à la pause sans la moindre frappe au but.
Milan y croyait alors vraiment et Montolivo haranguait ses supporteurs installés dans la « Curva Sud » du Stade olympique, et qui eux aussi se prenaient à espérer. Mais l'équipe de Cristian Brocchi n'a finalement pas eu tant d'occasions d'inquiéter Neto, le remplaçant de Buffon, en dehors de quelques frappes rarement cadrées (Bonaventura à la 7e minute, De Sciglio à la 22e et à la 47e, Poli à la 38e).
Sassuolo en C3
Une fois de plus, la Juventus a fait confiance à sa défense, à la dureté de Barzagli et au vice de Chiellini, à cette solidité inscrite dans son ADN qui fait que chaque but encaissé est un événement.
La Juventus a vacillé, mais elle a remporté sa 11e Coupe d'Italie. Le Milan a vibré, mais il a encore chuté. Et Sassuolo a regardé tout cela à la télé, et a remercié la Juve qui lui permet d'être qualifié pour l'Europa League (C3).
(Source : AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef