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Lifestyle - Festival De Cannes

S’il avait été...

La 69e édition de Cannes s'est clôturée hier. De belles choses, mais aussi un certain nombre de déceptions étaient à l'affiche. À la manière de Cyrano, on pourrait adresser au festival cette tirade : Si Cannes avait été...
Poétique : elle aurait porté ses plus beaux atours jarmuschiens. Faire un film à partir d'une non-action, à partir, simplement, de paroles, en déambulant dans un autobus, seul le réalisateur de Coffee and Cigarettes pouvait le faire.
Émotive et réservée : à la manière de Forushande d'Asghar Farhadi. Une direction d'acteurs magistrale et une maîtrise de l'espace huis clos qui ne peut que recréer des émotions nouvelles.
Une symphonie baroque : celle que joue le jeune Xavier Dolan depuis des années, qui prend aux tripes et assujettit tous les sens à la fois.
Une litanie : qu'on aime bien, mais qui ne se renouvelle pas. À la manière de Pedro Almodovar et sa Julieta, à la manière des Dardenne et leur Fille Inconnue. Des talents, certes (on ne le conteste pas), mais qui se sont trop endormis sur leurs lauriers et n'ont pas vu le temps passer... et changer.
Un point d'interrogation : The Last Face de Sean Penn qui a dérouté la presse entière. Aborder un sujet si grave avec la légèreté de cette histoire d'amour n'est pas à l'actif de l'acteur-réalisateur connu pour ses différents engagements.
Cannes abordant sa soixante-dixième année ? Elle serait finalement, comme le dit Jim Jarmush dans son film Paterson, une page blanche où toutes les possibilités sont permises.

La 69e édition de Cannes s'est clôturée hier. De belles choses, mais aussi un certain nombre de déceptions étaient à l'affiche. À la manière de Cyrano, on pourrait adresser au festival cette tirade : Si Cannes avait été...Poétique : elle aurait porté ses plus beaux atours jarmuschiens. Faire un film à partir d'une non-action, à partir, simplement, de paroles, en déambulant dans un autobus, seul le réalisateur de Coffee and Cigarettes pouvait le faire.Émotive et réservée : à la manière de Forushande d'Asghar Farhadi. Une direction d'acteurs magistrale et une maîtrise de l'espace huis clos qui ne peut que recréer des émotions nouvelles.Une symphonie baroque : celle que joue le jeune Xavier Dolan depuis des années, qui prend aux tripes et assujettit tous les sens à la fois.Une litanie : qu'on aime bien, mais...
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