France
Un hélicoptère de la gendarmerie s'écrase dans le sud-ouest du pays : quatre morts
Un hélicoptère de la gendarmerie française s'est écrasé hier à la mi-journée dans les Hautes-Pyrénées, dans le sud-ouest de la France, et les quatre militaires à bord ont été tués, selon la gendarmerie. L'accident est survenu peu avant midi, durant une mission en altitude dans cette région montagneuse, près de la localité de Cauterets, a indiqué un haut responsable de la gendarmerie dans la région. L'appareil a heurté une paroi pour une raison encore inconnue, a précisé cette source. Les victimes sont le pilote, son copilote et deux gendarmes secouristes, membres d'un peloton de gendarmerie spécialisée de haute montagne.
Le président François Hollande a fait part dans un communiqué de son « émotion après ce tragique accident » et adressé ses « condoléances aux familles et aux proches des victimes ».
Inde
Records de chaleur spectaculaires
Le nord de l'Inde affronte une sévère vague de chaleur, le thermomètre ayant atteint un record de 51° C dans une ville de l'État désertique du Rajasthan, qui complique le quotidien d'un pays où des centaines de personnes meurent chaque année de la chaleur. Ce record a été enregistré jeudi à Phalodi, à environ 600 km à l'ouest de New Delhi. Le précédent record remontait à 1956, avec une température enregistrée de 50,6° C dans ce même État du Rajasthan. Des centaines de personnes meurent chaque année de la chaleur en Inde. Les températures dépassent régulièrement les 40° C dans le nord du pays en mai et juin, mois les plus chauds de l'année.
Les services météo ont lancé une alerte en raison de la persistance de cette « forte vague de chaleur » pendant le week-end sur le nord et l'ouest de l'Inde, en particulier à New Delhi où la température a atteint 47° C cette semaine.
Chine
Pékin lance une mise en garde à la présidente taïwanaise tout juste intronisée
La Chine a lancé une mise en garde hier à la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, tout juste intronisée, l'avertissant que la paix serait « impossible » si elle faisait le moindre pas vers l'indépendance. Mme Tsai avait appelé à un « dialogue positif » avec la Chine dans un discours inaugural au ton conciliant, après avoir prêté serment pour devenir la première femme chef de l'État de Taïwan.
L'ancienne Formose suit sa propre destinée depuis 1949 même si elle n'a jamais déclaré l'indépendance. Pékin considère toujours l'île comme faisant partie intégrante de son territoire, susceptible d'être reprise par la force le cas échéant. Mme Tsai avait remporté en janvier une victoire écrasante face au Kuomintang (KMT), qui, sous l'égide du président sortant Ma Jing-jeou, avait opéré pendant huit ans un rapprochement spectaculaire avec Pékin.
Elle a martelé qu'elle maintiendrait le statu quo avec le géant asiatique, mais celui-ci reste extrêmement méfiant à son endroit. Sans mentionner la Chine expressément, elle a souligné que l'île devait mettre un terme à sa dépendance commerciale envers le continent et « dire adieu à notre subordination passée à un seul marché ».
Nigeria
Des doutes sur l'identité de la seconde « rescapée de Chibok »
L'armée nigériane a annoncé hier avoir retrouvé une seconde rescapée de Chibok, quelques jours après la découverte d'une première lycéenne, mais les familles ont émis des doutes sur son identité. Selon l'armée, Serah Luka se trouvait parmi un groupe de 97 femmes et enfants secourus jeudi vers Damboa, dans le nord-est du Nigeria, au cours d'une opération militaire contre les islamistes de Boko Haram.
Yakubu Nkeki, le président de l'association des parents des otages de Chibok, est formel : Serah Luka « ne fait pas partie des filles enlevées à Chibok ». L'armée a annoncé que l'ex-otage était la fille du pasteur Luka, et, « dans la liste des parents, nous n'avons que quatre prêtres, et aucun d'eux ne porte le nom de Luka », selon M. Nkeki.
L'ancienne ministre Oby Ezekwisili, à la tête de la campagne de soutien aux otages de Chibok, « Bring back our girls », a déclaré être « extrêmement heureuse », avant d'ajouter, sur Twitter, avoir réclamé « des vérifications sur son identité ».
Pakistan
Vers une adhésion à un groupe d'États contre la prolifération nucléaire ?
Le Pakistan, seul pays musulman doté de l'arme atomique, a déposé sa candidature pour faire partie d'un regroupement de pays fournisseurs de technologies nucléaires civiles mais veillant à la non-prolifération des armes atomiques, a annoncé hier son ministère des Affaires étrangères. La décision de demander l'adhésion au NSG témoigne en outre du « fort soutien du Pakistan à l'égard des efforts internationaux pour prévenir la prolifération des armes de destruction massive (...) », fait valoir la demande d'adhésion présentée par Islamabad. Doté depuis la fin des années 90 de l'arme nucléaire comme son rival indien, le Pakistan cherche à augmenter sa production d'électricité grâce au nucléaire afin de juguler la crise énergétique qui freine sa croissance économique, d'où son désir d'intégrer le Groupe des fournisseurs nucléaires (NSG) qui facilite l'accès et la vente de technologies nucléaires civiles.
Pologne
Interdiction de toute référence au communisme dans l'espace public
Le président conservateur polonais Andrzej Duda a promulgué hier une loi interdisant toute référence dans les noms de rues ou d'installations dans l'espace public censée propager le communisme ou un autre régime totalitaire. Une fois entrée en vigueur, la nouvelle loi « sur l'interdiction de propager le communisme ou un autre système totalitaire via les noms d'édifices et d'installations d'utilité publique » laissera aux autorités locales un délai de 12 mois pour changer les noms des rues, des places ou des ponts qui rappellent les personnes, les organisations, les événements ou les dates symbolisant un des totalitarismes. Le texte précise que les références au régime en place en Pologne entre 1944 et 1989, l'époque où le pays avait fait partie du bloc soviétique, sont bannies aussi. En cas de non-respect des nouvelles dispositions dans les délais requis, l'administration nationale pourra imposer un nouveau nom provisoire pour remplacer celui qui aura été jugé indésirable. Selon les auteurs de la nouvelle loi, entre 1 200 et 1 400 sites divers devront changer de patron à travers la Pologne.


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