Tunisie
Ennahda « sort de l'islam politique », affirme son président
Le parti islamiste Ennahda ne va plus se réclamer de l'islam politique, qui « n'a plus de justification en Tunisie », a affirmé son président Rached Ghannouchi, dans une interview publiée hier par le quotidien français Le Monde. Ces déclarations interviennent à la veille de l'ouverture d'un congrès qui doit acter la séparation entre les activités politiques d'Ennahda et la prédication. « Nous affirmons qu'Ennahda est un parti politique, démocratique et civil, et qui a un référentiel de valeurs civilisationnelles musulmanes et modernes (...). Nous allons dans le sens d'un parti qui se spécialise sur les seules activités politiques », a dit au Monde M. Ghannouchi, leader historique d'Ennahda. « On sort de l'islam politique pour entrer dans la démocratie musulmane. Nous sommes des musulmans démocrates qui ne se réclament plus de l'islam politique », a-t-il insisté, tout en émettant « une certaine réserve sur cette appellation qui est occidentale ». Le parti tient son 10e congrès, le premier depuis 2012, d'aujourd'hui à dimanche.
Canada
L'opposition accuse Trudeau de brutalité
L'opposition conservatrice a dénoncé hier au Parlement canadien une « attitude arrogante et irrespectueuse » du Premier ministre, Justin Trudeau, pour avoir empoigné la veille le bras d'un député tout en donnant involontairement un coup de coude à la poitrine d'une autre élue. « J'ai commis une erreur », a reconnu M. Trudeau en présentant ses excuses « pour deux incidents qui se sont déroulés à la Chambre ». Le chef du gouvernement avait bondi du banc réservé aux ministres, traversé l'allée des Communes pour attraper fermement le bras du député conservateur en charge d'animer le vote de son groupe. Ce dernier, bloqué par un groupe de députés du Nouveau Parti démocratique (NPD, gauche), cherchait à se faufiler pour aller rejoindre son siège, une règle préalable au vote. C'est dans son geste que bien involontairement M. Trudeau a donné un coup de coude à la poitrine de la députée NPD Ruth Ellen Brosseau.
Le parti islamiste Ennahda ne va plus se réclamer de l'islam politique, qui « n'a plus de justification en Tunisie », a affirmé son président Rached Ghannouchi, dans une interview publiée hier par le quotidien français Le Monde. Ces déclarations interviennent à la veille de l'ouverture d'un congrès qui doit acter la séparation entre les activités politiques d'Ennahda et la prédication. « Nous affirmons qu'Ennahda est un parti politique, démocratique et civil, et qui a un référentiel de valeurs civilisationnelles musulmanes et modernes (...). Nous allons dans le sens d'un parti qui se spécialise sur les seules activités politiques », a dit au Monde M. Ghannouchi, leader historique d'Ennahda. « On sort de l'islam politique pour entrer dans...


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