Saad Hariri a été reçu, hier, par le président François Hollande. Michel Euler/AFP/Pool
Le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a été reçu hier par le président français, François Hollande, à l'Élysée, pour un entretien d'une heure qui a principalement porté sur le blocage institutionnel au Liban, la situation dans la région et le dossier des réfugiés syriens.
S'adressant plus tard à la presse, M. Hariri a fait état du « souci du président français de voir finir la vacance à la tête de l'État, compte tenu de son impact négatif sur l'économie nationale ». Selon lui, la croissance qui était de zéro en 2015 est aujourd'hui négative. Optimiste, le chef du courant du futur a considéré que « le bon déroulement des élections municipales au Liban encouragera les différentes parties politiques à songer sérieusement à organiser la présidentielle et les législatives ».
Il a précisé avoir exposé à son hôte les mesures « que nous prenons pour en finir avec le vide au niveau de la présidence de la République », avant d'indiquer, en réponse à une question, qu'il n'a « aucun problème à rencontrer le (chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, le) général Michel Aoun. Il faut cependant déterminer l'objectif de cette rencontre, parce qu'en définitive, nous avons notre candidat à la présidentielle, à savoir le député Sleiman Frangié. Nous vouons tout le respect au général Aoun, mais il faut bien parvenir à élire un président. En tant que chef d'un parti politique, je ne vois aucun inconvénient à ce que la coalition opposée ait la majorité et se rende au Parlement pour l'élire à la tête de l'État. Nous ne bloquerons pas son accession à Baabda et nous ne considérons pas le blocage comme étant un droit constitutionnel. Quel serait, dans ce contexte, l'objectif d'une rencontre avec le général Aoun ? Qu'on cautionne sa candidature ? » s'est interrogé M. Hariri avant de souligner que le problème se pose au niveau du 8 Mars. « Il faut qu'il discute avec ses alliés pour parvenir à une solution et non pas avec Saad Hariri », a-t-il insisté.
Le chef du courant du Futur a ensuite indiqué avoir abordé avec le président Hollande le dossier des réfugiés syriens. « Je l'ai remercié pour les aides offertes par la France, mais à mon avis, la solution principale à ce problème reste le retour des réfugiés chez eux, dans le cadre d'une solution politique qui mettrait fin, le plus vite possible », aux hostilités en Syrie.


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15 h 57, le 19 mai 2016