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Moyen Orient et Monde - Polémique

Eurovision : la Russie fulmine face à la victoire « politique » de l’Ukraine

La chanteuse ukrainienne Jamala à son arrivée à l’aéroport de Kiev, hier. Anatolii Stepanov/AFP

Le triomphe de l'Ukraine à l'eurovision a fait grincer des dents hier en Russie, où plusieurs voix ont dénoncé une victoire « politique » aux dépens du candidat russe pourtant grand favori.
« L'eurovision s'est transformée en bataille politique », a ainsi résumé sur Twitter Alexeï Pouchkov, le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma, la Chambre basse du Parlement. « Ce n'est pas la chanteuse ukrainienne Jamala et sa chanson 1944 qui ont remporté l'eurovision 2016, c'est la politique qui l'a emporté sur l'art », a déclaré aux agences de presse russes le sénateur Frantz Klintsevitch, appelant au boycott par la Russie de la prochaine édition de l'eurovision, qui sera organisée en Ukraine.
De son côté, la télévision publique russe protestait hier contre un résultat « ostensiblement politisé » : elle insistait sur le fait que le candidat russe Sergueï Lazarev était arrivé en tête des suffrages des téléspectateurs, y compris ukrainiens, mais qu'il avait été pénalisé par le vote des professionnels. Plus direct, le journal populaire à grande diffusion Komsomolskaïa Pravda a publié sur son site Internet un article intitulé « Comment le jury européen a volé la victoire à Lazarev ».
La géopolitique est régulièrement venue pimenter ce concours avec la Russie et l'Ukraine, pays dont les relations sont chaque jour plus exécrables, qui figuraient toutes les deux parmi les favoris, les conditions étant réunies pour que cela se répète cette année. C'est donc sans surprise que les Russes ont vu d'un mauvais œil leur candidat, en tête chez les parieurs et dans les votes des téléspectateurs, être dépassé par la représentante ukrainienne pour finir à la troisième place.
Dans 1944, la chanteuse Jamala, une Tatare de Crimée, évoque la déportation de son peuple par les autorités soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale. La Russie, qui a annexé la Crimée en mars 2014, y avait vu des sous-entendus « politiques » et avait protesté, en vain, contre ce choix. Les Tatars de Crimée, des musulmans, s'opposent aux autorités russes depuis le rattachement à Moscou de cette presqu'île ukrainienne et subissent une forte pression de leur part.
Accueillie à l'aéroport de Kiev par des centaines de personnes scandant : « La Crimée, c'est l'Ukraine ! » Jamala n'a pas pu retenir ses larmes : le résultat du concours « signifie que mon histoire a été entendue, que l'histoire des Tatars de Crimée a été entendue, que l'histoire de l'Ukraine a été entendue, que la douleur a été entendue ». Tout en démentant tout sujet « patriotique » dans sa chanson, la chanteuse de 32 ans a observé que l'eurovision avait « toujours eu un certain caractère politique, parce qu'il s'agit d'un grand nombre de pays qui se retrouvent sur une seule scène ». « Quand tu te produis sous un drapeau, c'est déjà un peu politique, de toute façon », a-t-elle estimé.
(Source : AFP)

Le triomphe de l'Ukraine à l'eurovision a fait grincer des dents hier en Russie, où plusieurs voix ont dénoncé une victoire « politique » aux dépens du candidat russe pourtant grand favori.« L'eurovision s'est transformée en bataille politique », a ainsi résumé sur Twitter Alexeï Pouchkov, le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma, la Chambre basse du Parlement. « Ce n'est pas la chanteuse ukrainienne Jamala et sa chanson 1944 qui ont remporté l'eurovision 2016, c'est la politique qui l'a emporté sur l'art », a déclaré aux agences de presse russes le sénateur Frantz Klintsevitch, appelant au boycott par la Russie de la prochaine édition de l'eurovision, qui sera organisée en Ukraine.De son côté, la télévision publique russe protestait hier contre un résultat « ostensiblement...
commentaires (1)

Je ne suis pas un grand fan de Poutine ou de la Russie d'hier comme d'aujourd'hui et sans vouloir lui faire de peine a Jamala mais sa chanson ne mérite pas d'avoir gagner ce concours qui malheureusement s'est politisé a outrance. Il y en a tellement d'autres qui aurait du gagner y compris la chanson Russe. C'est triste de voir que meme dans des organisations qui n'ont aucun impact dans la politique se retrouvent manipulées pour rien au final... L'histoire des tatars tout le monde qui s’intéresse a la politique ou a l'histoire la connait et pas besoin d'une chanson pour signifier a Poutine qu'il fait fausse route avec l'Ukraine...

Pierre Hadjigeorgiou

12 h 49, le 16 mai 2016

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Commentaires (1)

  • Je ne suis pas un grand fan de Poutine ou de la Russie d'hier comme d'aujourd'hui et sans vouloir lui faire de peine a Jamala mais sa chanson ne mérite pas d'avoir gagner ce concours qui malheureusement s'est politisé a outrance. Il y en a tellement d'autres qui aurait du gagner y compris la chanson Russe. C'est triste de voir que meme dans des organisations qui n'ont aucun impact dans la politique se retrouvent manipulées pour rien au final... L'histoire des tatars tout le monde qui s’intéresse a la politique ou a l'histoire la connait et pas besoin d'une chanson pour signifier a Poutine qu'il fait fausse route avec l'Ukraine...

    Pierre Hadjigeorgiou

    12 h 49, le 16 mai 2016

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