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Économie - Arabie Saoudite

Saudi Aramco voit grand malgré les prix bas du pétrole

À l'approche d'un tournant stratégique, le président du géant saoudien a affiché des projets ambitieux, entre expansion de la production de brut et développement à l'international.

« Saudi Aramco va continuer à se développer », a affirmé Amin Nasser, le président du géant saoudien, à des journalistes au cours d’une visite au siège de la firme à Dhahran. Ian Timberlake/AFP

Le géant pétrolier Aramco est bien décidé à croître en Arabie saoudite et à s'étendre à l'étranger malgré la faiblesse actuelle des cours du brut, a annoncé hier son président, à l'approche de son introduction en Bourse.
« Saudi Aramco va continuer à se développer », a affirmé Amin Nasser à des journalistes au cours d'une rare visite au siège de la firme à Dhahran, dans l'est du royaume saoudien. « Même si l'état du marché est difficile, il offre une excellente opportunité pour la croissance », a-t-il assuré.
M. Nasser a ainsi donné des gages sur la solidité d'Aramco à l'approche d'un tournant stratégique pour le groupe public qui assure la totalité de la production de brut saoudienne. La société doit jouer un rôle moteur dans l'ambitieux plan récemment annoncé pour réduire la dépendance du royaume, premier exportateur mondial de brut, vis-à-vis du pétrole.
Riyad a pour cela l'intention de céder en Bourse jusqu'à 5 % du capital d'Aramco et de se doter d'un fonds souverain de 2 000 milliards de dollars, le plus grand du monde.
« La tendance (de la demande) est à la hausse » et Aramco « va répondre à cette demande », a prévu M. Nasser en précisant que le groupe avait pompé en moyenne 10,2 millions de barils par jour (mbj) en 2015. Cette augmentation passe par l'expansion de l'exploitation de l'immense champ de Shaybah, dans l'est du royaume. « Nous allons ajouter 250 000 barils par jour à la production » de ce site, selon le président d'Aramco.
Les travaux d'expansion devront ainsi faire passer la production quotidienne de Shaybah de 750 000 barils à 1 mbj en juillet, ce qui permettra à l'Arabie saoudite de maintenir à 12 mbj sa capacité quotidienne. M. Nasser a indiqué s'attendre à un retour à l'équilibre entre l'offre et la demande sur le marché « vers la fin de l'année (ou) au premier trimestre de l'an prochain ».

Coentreprises en Asie
Interrogé sur la place du pétrole de schiste américain sur le marché si le prix remontait à 50 dollars le baril, il a estimé qu'avec une hausse des prix, il y aura « bien sûr » une offre additionnelle de pétrole conventionnel et non conventionnel, mais « cela prendra du temps ».
Sur le plan mondial, Aramco « cherche de nouvelles coentreprises », y compris en Asie, a indiqué le président d'Aramco, en citant notamment la Chine, l'Inde, l'Indonésie et le Vietnam.
Dans le cadre de l'expansion de ses activités, Aramco a lancé un projet d'un complexe maritime de « classe mondiale » qui, selon des responsables de la compagnie, devrait permettre la création de 80 000 emplois directs et indirects, et contribuer à hauteur de 17 milliards de dollars au PIB du royaume. Le projet à Ras al-Khair, sur la côte est du royaume, dédié à la construction notamment de navires-citernes et de plateformes, « sera pleinement opérationnel en 2021 », a assuré M. Nasser.
Au total, Saudi Aramco projette de créer quelque 200 PME en partenariat dans le cadre du programme « Vision à l'horizon 2030 », annoncé fin avril par les autorités et visant à transformer l'économie saoudienne qui dépend à plus de 70 % du pétrole.
Ce programme a été initié par le fils du roi Salmane, Mohammad, vice-prince héritier et homme fort du royaume, qui a défendu l'ouverture de Saudi Aramco au capital local et étranger pour assurer « la transparence » dans la gestion de ce géant pétrolier. Les questions commerciales et juridiques relatives à cette introduction sont actuellement à l'étude par des experts d'Aramco pour décider de « la part (du capital) à vendre et où », a indiqué hier M. Nasser. Toutes les options seront ensuite soumises au conseil suprême de la société, qui, présidée par le prince Mohammad, « nous donnera des directives » pour la finalisation des mécanismes de vente. Une introduction en Bourse d'une compagnie de la taille d'Aramco « prendra du temps », a-t-il prévenu.

Ian Geoffrey TIMBERLAKE/AFP

Le géant pétrolier Aramco est bien décidé à croître en Arabie saoudite et à s'étendre à l'étranger malgré la faiblesse actuelle des cours du brut, a annoncé hier son président, à l'approche de son introduction en Bourse.« Saudi Aramco va continuer à se développer », a affirmé Amin Nasser à des journalistes au cours d'une rare visite au siège de la firme à Dhahran, dans l'est du royaume saoudien. « Même si l'état du marché est difficile, il offre une excellente opportunité pour la croissance », a-t-il assuré.M. Nasser a ainsi donné des gages sur la solidité d'Aramco à l'approche d'un tournant stratégique pour le groupe public qui assure la totalité de la production de brut saoudienne. La société doit jouer un rôle moteur dans l'ambitieux plan récemment annoncé pour réduire la dépendance du...
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