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Moyen Orient et Monde - Brésil

Destitution de Rousseff : les coups de théâtre se succèdent

Dilma Rousseff a réagi avec circonspection après la suspension hier de sa destitution, recommandant la « prudence » à ses partisans. Evaristo Sa/AFP

Le président en exercice du Congrès des députés brésilien a provoqué hier un coup de théâtre, en annulant le vote des députés ayant approuvé la procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff. Cette décision de Waldir Maranhao, arrivé par surprise à cette fonction jeudi dernier seulement, a plongé Brasilia dans la plus totale confusion, car les sénateurs devaient se prononcer à partir de demain sur l'ouverture formelle du procès en destitution de Mme Rousseff pour maquillage des comptes publics. La présidente aurait alors été mise à l'écart pour six mois en attendant un jugement final.
Toutefois, le président du Sénat brésilien Renan Calheiros a ordonné la poursuite du processus de destitution de Dilma Rousseff, ignorant la décision « intempestive » de suspension prise dans la matinée par M. Maranhao. M. Calheiros a souligné qu' « aucune décision autocratique ne pouvait s'imposer à une décision collégiale », se référant au vote de l'Assemblée plénière des députés qui avait approuvé le 17 avril la procédure de destitution de Mme Rousseff à une écrasante majorité de 367 voix sur 513.
Sauf intervention du Tribunal suprême fédéral entre-temps, la procédure va donc suivre son cours comme prévu.
L'issue du vote du Sénat ne fait pratiquement aucun doute : une cinquantaine de sénateurs sur 81 ont déjà annoncé leur intention de voter en faveur de l'ouverture du procès en destitution de la présidente de gauche qui dénonce un « coup d'État parlementaire sans base légale ».
Mme Rousseff, qui nie avoir commis un quelconque crime de responsabilité et dénonce un « coup d'État parlementaire », avait accueilli la nouvelle avec prudence. « (...) Ce n'est pas officiel, je ne sais pas quelles seront les conséquences, s'il vous plaît, il faut être prudents (...), il faut comprendre ce qui se passe. Il faut être conscients qu'un dur combat nous attend, plein de difficultés. Je demande instamment à Messieurs les parlementaires de gérer la situation avec sérénité », a-t-elle déclaré.

(Source : AFP)

Le président en exercice du Congrès des députés brésilien a provoqué hier un coup de théâtre, en annulant le vote des députés ayant approuvé la procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff. Cette décision de Waldir Maranhao, arrivé par surprise à cette fonction jeudi dernier seulement, a plongé Brasilia dans la plus totale confusion, car les sénateurs devaient se prononcer à partir de demain sur l'ouverture formelle du procès en destitution de Mme Rousseff pour maquillage des comptes publics. La présidente aurait alors été mise à l'écart pour six mois en attendant un jugement final.Toutefois, le président du Sénat brésilien Renan Calheiros a ordonné la poursuite du processus de destitution de Dilma Rousseff, ignorant la décision « intempestive » de suspension prise dans la matinée par M....
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