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Liban

Les campagnes électorales déjà entachées d’irrégularités, constate la LADE

L'Association libanaise pour des élections démocratiques (LADE) a relevé hier de nombreuses irrégularités, dans un premier rapport sur les campagnes électorales des municipales 2016 qui débuteront dans dix jours.
« Certaines irrégularités touchent aux principes démocratiques généraux des élections », note la LADE. Comme les déclarations de soutien du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, à la liste de coalition à Beyrouth présidée par Jamal Itani. Des déclarations qui sont une « violation flagrante du principe de neutralité et d'égalité entre tous les candidats », d'autant que le ministère de l'Intérieur est la partie responsable de l'opération électorale. Quant aux conditions imposées par le ministre de l'Intérieur à certains candidats, elles relèvent de « pressions qui vont à l'encontre des libertés électorales de se porter candidat et de se mesurer à d'autres candidats ».
D'autres irrégularités constituent une violation de la loi électorale 25/2008, affirme encore la LADE. Ainsi, le Conseil des ministres n'a pas nommé « le comité chargé de superviser les campagnes électorales, et plus particulièrement les dépenses et la publicité électorales des candidats ». De plus, « les institutions publiques et les lieux de culte ont été exploités à des fins électorales », constate l'association, multipliant les exemples de lancement de listes électorales dans des écoles publiques, des lieux de culte ou par des personnalités religieuses, dans diverses régions du pays.
La publicité électorale doit être réglementée, conformément à l'article 70 de la loi. Or l'affichage sauvage de photos de candidats a été observé par la LADE dans de nombreuses municipalités, notamment sur les poteaux électriques, les murs des écoles ou des institutions publiques, parmi lesquelles celles de Beyrouth, Baalbeck, Ketermaya, Tripoli... et une vingtaine d'autres municipalités.
L'article 71 de la loi met en garde contre l'abus de pouvoir des fonctionnaires, au bénéfice d'un candidat ou d'une liste. La LADE a constaté que nombre de municipalités ont entrepris des travaux durant la période électorale, asphalté des routes ou exempté les habitants de taxes, dans l'objectif d'attirer l'attention des électeurs. Certes, il n'est pas interdit de poursuivre des travaux déjà entamés. Mais les municipalités n'ont pas le droit d'enclencher des travaux à la veille des élections. Parmi les municipalités montrées du doigt Tripoli, Saïda, Jezzine, Jeita, Rahbé, Jounieh, Sin el-Fil...
Enfin, diverses autres irrégularités ont été observées, comme des rixes liées aux élections à Souaïri, des dépenses électorales excessives à Jounieh, ou l'utilisation de l'argent des municipalités à des fins électorales à Jrane (Batroun).

L'Association libanaise pour des élections démocratiques (LADE) a relevé hier de nombreuses irrégularités, dans un premier rapport sur les campagnes électorales des municipales 2016 qui débuteront dans dix jours.« Certaines irrégularités touchent aux principes démocratiques généraux des élections », note la LADE. Comme les déclarations de soutien du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, à la liste de coalition à Beyrouth présidée par Jamal Itani. Des déclarations qui sont une « violation flagrante du principe de neutralité et d'égalité entre tous les candidats », d'autant que le ministère de l'Intérieur est la partie responsable de l'opération électorale. Quant aux conditions imposées par le ministre de l'Intérieur à certains candidats, elles relèvent de « pressions qui vont à l'encontre des...
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