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Sport - Focus

L’obsédante quête d’or de la « Nadal » du badminton

Carolina Marin, Andalouse de 22 ans, a tout pour devenir la première Européenne à coiffer les lauriers de la gloire.

Carolina Marin brandissant sa médaille d’or glanée lors de l’Open d’Australie 2015 de badminton. Photo AFP

La raquette est différente, l'ambition identique: comme son modèle Rafael Nadal, l'Espagnole Carolina Marin rêve d'or olympique cet été. Une obsession pour laquelle la double championne du monde de badminton se prépare aux championnats d'Europe, à Mouilleron-le-Captif dans l'ouest de la France.
Dans un sport archidominé par les Asiatiques et dans un pays comme l'Espagne, où le badminton est selon ses propres mots une discipline «minoritaire», la jeune Andalouse (22 ans) fait figure d'anomalie. Cela n'a pas empêché Marin de devenir la première joueuse non-asiatique à décrocher deux couronnes mondiales en simple (2014 et 2015). De quoi rêver ouvertement d'un sacre olympique en août à Rio, afin de suivre les traces de celui qu'elle présente comme son idole, la star du tennis Rafael Nadal, médaille d'or à Pékin en 2008. «Nadal a toujours été mon modèle, confie Carolina Marin. C'est le héros du sport espagnol, il le démontre tous les jours. »

Flamenco et « bamito »
Gauchère comme Nadal, précoce comme Nadal, déterminée comme Nadal... La joueuse originaire de Huelva, dans le sud-ouest de l'Espagne, est, comme le Majorquin, une guerrière aux émotions communicatives sur le terrain. Et elle s'est rapidement installée au sommet du badminton féminin, dont elle occupait la 1re place mondiale jusqu'à encore récemment.
Pourtant, à l'âge de 8 ans, Carolina Marin se voyait plus en danseuse de flamenco qu'en as des volants. Elle est néanmoins rapidement attirée par «l'étrangeté» de ce sport, ses raquettes fines et ses bouchons de liège emplumés, raconte-t-elle dans son accent andalou, lui faisant prononcer le mot badminton «bamito». «J'étais une fille très compétitive et je détestais perdre, se souvient-elle. Et même si j'étais très mauvaise étant petite, je crois que c'est cette compétitivité, cette envie d'affronter de nouvelles choses qui m'ont fait grandir jusqu'à aujourd'hui.»
Disant avoir gardé de la danse une certaine «fluidité du corps», l'Andalouse a misé sur le travail pour percer dans le badminton, quittant sa famille pour s'installer à Madrid à l'adolescence et continuer à s'entraîner. Aujourd'hui, elle reconnaît une «obsession»: le titre olympique aux Jeux de Rio. «Je ne me considère pas comme favorite, seulement comme l'une des aspirantes à une médaille, souligne la joueuse. Je vais me battre pour la médaille d'or. Et si j'obtiens le bronze, eh bien, il faudra travailler davantage en vue des JO d'après», en 2020 à Tokyo.
Quand on cite la Chinoise Li Xuerui, championne olympique en titre, ou la Thaïlandaise Ratchanok Intanon, qui vient de la déposséder de la place de n° 1 mondiale, Carolina Marin coupe. «Sincèrement, je pense que je suis ma principale adversaire pour les Jeux, lance-t-elle. Si je me contrôle, si je contrôle la pression (...), je crois que je peux nourrir beaucoup d'ambitions.»
À Rio donc, Marin espère «écrire l'histoire»: elle a tout pour devenir la première Européenne à décrocher l'or olympique du simple féminin. Et les 5 anneaux tatoués au creux de son poignet gauche sont là pour lui rappeler, à chaque instant, cette quête obsédante.

(Source : AFP)

La raquette est différente, l'ambition identique: comme son modèle Rafael Nadal, l'Espagnole Carolina Marin rêve d'or olympique cet été. Une obsession pour laquelle la double championne du monde de badminton se prépare aux championnats d'Europe, à Mouilleron-le-Captif dans l'ouest de la France.Dans un sport archidominé par les Asiatiques et dans un pays comme l'Espagne, où le badminton est selon ses propres mots une discipline «minoritaire», la jeune Andalouse (22 ans) fait figure d'anomalie. Cela n'a pas empêché Marin de devenir la première joueuse non-asiatique à décrocher deux couronnes mondiales en simple (2014 et 2015). De quoi rêver ouvertement d'un sacre olympique en août à Rio, afin de suivre les traces de celui qu'elle présente comme son idole, la star du tennis Rafael Nadal, médaille d'or à Pékin en 2008....
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