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Liban - Extrémisme

Assir devant ses juges : On veut me tuer lentement

Le procès du cheikh salafiste Ahmad el-Assir s'est poursuivi hier devant le tribunal militaire. Au cours de l'audience, le prévenu s'est plaint des mauvaises conditions dans lesquelles il est détenu. « Certains cherchent à me torturer en me rendant malade pour me tuer lentement (en prison) », a-t-il dit, selon des propos rapportés par l'agence al-Markaziya.
Selon al-Markaziya, le cheikh el-Assir a d'abord demandé la parole, mais le président du tribunal, Antoine Feltaki, a reporté l'audience au 12 juillet, ne l'autorisant à s'exprimer qu'à cette date. Le prévenu s'est néanmoins rapproché de la tribune et a dénoncé ses conditions de détention, en présence de son avocat, Mohammad Sablouh. « La prison de Rihaniyé est insalubre et mon avocat a demandé d'améliorer mes conditions de détention et de me transférer dans une prison mieux adaptée à ma santé », a-t-il dit.
Le chef salafiste, qui souffre de diabète, a affirmé que son état de santé se dégrade parce qu'on ne lui donne pas les doses suffisantes d'insuline. Il a affirmé souffrir également d'anémie. « Le médecin m'a dit que j'avais besoin d'un mode d'alimentation particulier. De plus, je ne sors de ma cellule que deux fois par semaine, pour dix minutes à chaque fois, et je souffre d'une carence en vitamine D », a-t-il indiqué.
« Le médecin m'a prescrit un antidépresseur et m'a donné le choix de le prendre ou pas, mais la Croix-Rouge m'a conseillé de ne pas le faire... Cette situation vise à me tuer lentement et graduellement ou à me rendre fou. J'espère qu'on prendra les droits de l'homme en considération dans mon cas et je demande à être transféré dans un endroit qui soit plus adapté à ma santé et à mon mode d'alimentation », a-t-il poursuivi.
En octobre dernier, les avocats du cheikh salafiste avaient réclamé son transfert à la prison de Roumieh, estimant que la prison dans laquelle il se trouve n'est pas adaptée à son état physique. Quelques jours plus tard, le prévenu a comparu devant le tribunal militaire avant que son procès ne soit reporté à la suite d'une demande des avocats de la défense de désigner une commission d'expertise médicale formée de trois médecins, un psychiatre, un généraliste et un endocrinologue, pour évaluer l'état de santé psychique et physique du cheikh el-Assir.
Ziad Bitar, avocat des familles des militaires tués lors des affrontements de Abra (près de Saïda) en 2013, a critiqué les plaintes de ce dernier concernant son état de santé et indiqué que le cheikh salafiste « souffre de problèmes psychiques et refuse pourtant de prendre ses médicaments ». « Celui qui tue des soldats souffre sûrement de problèmes psychiques. L'armée a pour fonction de protéger Assir et de lui donner accès à ce dont il a besoin, mais il ne va pas pour autant vivre dans un hôtel 5 étoiles après avoir tué des militaires », a lancé Me Bitar.
Le cheikh el-Assir avait été arrêté le 15 août à l'aéroport de Beyrouth alors qu'il tentait d'embarquer à bord d'un avion à destination du Nigeria, via Le Caire, en utilisant un faux passeport palestinien. Il est accusé d'avoir « créé des cellules dormantes à Saïda et planifié l'assassinat de plusieurs personnalités religieuses, politiques et militaires ».


Le procès du cheikh salafiste Ahmad el-Assir s'est poursuivi hier devant le tribunal militaire. Au cours de l'audience, le prévenu s'est plaint des mauvaises conditions dans lesquelles il est détenu. « Certains cherchent à me torturer en me rendant malade pour me tuer lentement (en prison) », a-t-il dit, selon des propos rapportés par l'agence al-Markaziya.Selon al-Markaziya, le cheikh...

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